La route des Fossiles

 

Article original : dalle aux ammonites

 

Bon cette route n’existe pas officiellement mais après cette journée particulière, vous allez voir que tout conduit à penser qu’elle existe bien!

dans la grotte de Baume obscure
dans la grotte de Baume obscure

La Grotte de Baume Obscure

Après une nuit en camping, je quitte la petite ville de Saint Vallier de Thiey (A) au dessus de Grasse, en direction du Nord. Sans but, attiré par l’arrière pays, délaissant la côte surpeuplée derrière moi.

Je n’ai pas fait 1 kilomètre qu’un panneau annonce la grotte de Baume Obscure. Une route de terre m’y amène, je suis le seul touriste.

Bon, ce n’est pas la grotte Azzura ni la grotte de Pastena que j’ai visitées en Italie mais outre le fait que l’entrée coute 8€ ce qui est pas mal, c’est qu’on me donne une lampe pour découvrir la grotte à ma façon, il n’y a pas de guide mais un spectacle son et lumière permet de garder le fil et de trouver la sortie.

Au plafond des "dents" formées par les eaux, j'ai l'impression d'être dans la gueule d'un animal surnaturel.
Au plafond des "dents" formées par les eaux, j'ai l'impression d'être dans la gueule d'un animal surnaturel.

Je fais pas mal de photos, il faut dire qu’avec les jeux de lumière il y a des vues magnifiques. Une voix off  donne aussi des informations plus techniques sur la formation de la grotte. Apparemment des fossiles affleurent sur les parois, j’ai eu beau chercher, je ne les ai pas trouvés. Qu’importe à la sortie, justement dans la boutique souvenirs, il y en a et il y a aussi une photo d’une dalle à ammonites à Dignes les Bains! Je ne sais pas vraiment où est cette dalle mais une fois à Dignes (environs 150 km) j’espère bien la trouver !

 

Une rencontre autour des fossiles

Après quelques kilomètres, j’atteinds le col de la Faye (B)  (984 mètres) Il y a un stand de minéraux et de fossiles, là en plein « désert »! Je m’y arrête, curieux et espérant avoir quelques informations sur la dalle aux ammonites.

Pedro dans sa boutique
Pedro dans sa boutique

Je fais la connaissance du maitre des lieux : Pedro, Brésilien arrivé en France il y a une trentaine d’années. Un peu comme moi et mes plantes carnivores, il est passionné par son métier, sa collection. On passe 2 heures à discuter, je trouve en lui cet esprit de l’homme libre qui fait de sa vie une histoire particulière, au delà des attentes conventionnelles de la société, à l’écoute de ses envies de ses passions.

quelques fossiles
quelques fossiles

 

Il me confirme qu’à Dignes les Bains, il y a une plaque de plusieurs dizaines de mètres carrés remplis de fossiles d’ammonites. Je reprends la route, cette journée est passionnante.

 

La vallée des Sirènes fossiles

Après quelques dizaines de kilomètres encore, je stoppe suite à un panneau qui éveille ma curiosité. Je suis au col de Lazière avant Castellane (C) et il y a un site à ciel ouvert de fossiles de Sirènes!!

des sirènes!

Qu’est ce qu’une sirène?

Les siréniens sont des mammifères marins herbivores, ils sont  également connus sous le nom de vaches marines. Parents éloignés des dugongs et lamantins actuels, les ossements de ce site fossilifère appartiennent à l’espèce disparu Halitherium.

Le site est protégé du vandalisme et des chasseurs de fossiles!

Une petite heure de marche et j’arrive sur un flanc de montagne où la roche contenant les fossiles de ces mammifères. Le site est protégé par une vitrine en verre, de tels fossiles ont une valeur certaine dans les marchés spécialisés!

Quelques photos et je repars! Il n’est pas loin de 17h et Dignes est à une bonne heure de route encore.

 

La dalle aux ammonites !

Dignes les Bains! Peu après 18h, quelques gouttes de pluies mais rien ne m’arrêtera maintenant 😉

Je demande à un passant s’il connait l’emplacement de la dalle aux ammonites…Bingo, elle n’est pas bien loin, deux ou trois kilomètres de la ville, accessible depuis la route.

 

350 m² d'ammonites fossilisées!

 

Impressionnant amalgame de plus de 1500 ammonites fossilisées qui sont venues mourir voici plus de 200 millions d’années. Une telle concentration est un phénomène unique! Entièrement dégagée en 1994, cette dalle fait 350 m² de superficie dont une copie a été faite pour le compte de la ville de Kamaïshi, au Japon.
[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Saint-Vallier-de-Thiey&daddr=Col+de+la+Faye,+Saint-Vallier-de-Thiey+to:Castellane+to:Digne-les-Bains&hl=fr&geocode=FVnJmgId1H1oACnfmmmIYSTMEjEvaYab8sTLyg%3BFR_4mgId7kxoAClNOMuugiTMEjHrJYWadpkSJQ%3BFWIKnQIdJGRjACnnJTsx8QvMEjGQtZf9pRkIBA%3BFSHLoAIdSCdfACkLJb3tR4XLEjEAtJf9pRkIBA&mra=ls&sll=43.956495,6.400566&sspn=0.062281,0.168056&ie=UTF8&t=h&ll=43.895725,6.530165&spn=0.39457,0.66185&output=embed 570 350]

Saviez vous que la région de Dignes les Bains est une réserve géologique des plus importantes en France ?

Les rues d’Antibes un dimanche matin

 

Article original : Vieil Antibes

le vieil Antibes au petit matin
le vieil Antibes au petit matin

Je n’ai jamais été très plages et vacances à la mer, surtout quand les côtes sont surpeuplées comme ça peut être le cas au mois de juillet sur la côte d’Azur^^

Pourtant en allant vers Béziers, je me suis baladé quelques jours entre Monaco, Antibes et l’arrière pays (jusqu’à Dignes ! )

voici quelques photos d’un dimanche matin, dans les rues du vieil Antibes, il est pas loin de 8h, le soleil ne m’assomme pas encore. Rues quasi-désertes, je prends un café alors qu’un petit marché se prépare, seuls les « locaux » et quelques touristes étrangers qui semblent êtres des habitués sont déjà levés…

Façade aux couleurs éclatantes en ce mois de juillet : vieil antibes
Façade aux couleurs éclatantes en ce mois de juillet

 

marché dominical dans le vieil Antibes
marché dominical dans le vieil Antibes

 

Ambiance estivale, ça sent le sud. Les hordes humaines doivent encore récupérer des coups de soleils et des barbecues bien arrosés de la veille 😉

Rue fleurie  dans le vieil Antibes
Rue fleurie dans le vieil Antibes

 

ruelles presque désertes
Les ruelles désertes sont un parfait terrain de jeux!

 

Peu à peu, les rues s’animent, il va faire chaud aujourd’hui, je vais me trouver un endroit où siester…

La plus haute route d’Europe avec ma moto 125

 

Article original : col de la Bonette

altitude 2802 mètres!
altitude 2802 mètres!

Après ma balade au col de Ruburent (A) à la recherche de pinguicula Arvetii, j’ai pris la direction de Nice. Un couple de promeneurs m’avaient dit que j’allais surement passer par le col de la Bonette (C) et prendre la plus haute route d’Europe…me voilà prévenu!

 

Col de la Bonette

 

La montée vers le col commence à Jausiers (B), la route est ensoleillée, les montagnes émergent d’entre les nuages, ma moto se prend pour un avion de chasse^^

 

au sommet des montagnes...
au sommet des montagnes...

 

Des cols, j’en ai déjà fait (col de la Mauria, col de Tonale,…) mais là, c’est spécial…Les panneaux indiquent l’altitude, 1800, 1900, 2000, 2100,… et la route monte, monte encore, il y a des lacets à n’en plus finir! Je me balade au sommet des Alpes 🙂

Et il fait bien froid.

Lorsque j’arrive au col de la Bonette qui culmine à 2715 mètres je ne suis pas encore au point le plus haut point, il faut aller sur la route appelée « col de la cime de la Bonette » qui m’emmène à quelques 2802 mètres pour prendre LA photo 🙂

ma yamaha 125 devant la stèle de la cime de la Bonette
ma yamaha 125 devant la stèle de la cime de la Bonette

Arrivé là, vous pouvez vous garer en voiture, moto ou vélo (!) pour grimper sur la Bonette et profiter de la vue panoramique par beau temps. Une veste coupe-vent est fortement conseillée, j’ai bien sur vu quelques touristes en mini-short et sandales mais elles ne sont pas restées 🙁

vue de la cime de la Bonette
vu de la cime de la Bonette

L’ambiance, les paysages nues m’ont rappelés mon arrivée en Islande un an auparavant, il ne manquait plus que les moutons au bord des routes.

Une centaine de kilomètres me séparent encore de Nice (D) , la route descend maintenant et s’élargit alors que j’arrive vers la mer…
[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Via+Nazionale%2FSS21&daddr=Le+Chef+Lieu%2FD900+to:Col+de+la+Bonette,+Jausiers+to:nice&hl=fr&geocode=FVrQpQIdaEdpAA%3BFcbNpQId9spmAA%3BFWlhpAIdDt9nACnjTUQ1QvLMEjFgFO8VpxkIHQ%3BFaS_mgIdON1uACkxLYVqENDNEjFwmpf9pRkIBA&mra=mi&mrsp=1&sz=13&sll=44.40509,6.760197&sspn=0.061809,0.168056&ie=UTF8&ll=44.40509,6.760197&spn=0.061809,0.168056&t=h&output=embed 570 350]

Dernière étape italienne : Lac de Ruburent et de l’Orrenaye

 

Article original : Col de Ruburent

8 juillet

en allant vers le col de la Madeleine
en allant vers le col de la Madeleine

 

 

Réveil à 6H, je décolle tôt, direction le col de la Madeleine (B). La route est une fois de plus superbe,  le soleil se lève et découpe la cime des montagnes dans le ciel est bleu. Magnifique…

 

petit lac et herbe verte au col de la Madeleine
petit lac et herbe verte au col de la Madeleine

 

 

Première étape, le col de la Madeleine qui est un passage entre l’Italie et la France, il se situe à plus de 1990 mètres. Il fait froid. Je vois des marmottes pour la première fois,  il y a des terriers un peu partout, elles s’appellent entre elles, se préviennent des dangers! c’est un animal assez imposant quand même, les adultes doivent bien faire de 3 à 5 kilos!

Marmotte aux aguets...
Marmotte aux aguets...

 

 

 

Je descends à l’Arche qui est le premier village Français à quelques kilomètres du col car je ne trouve pas la direction du col du Ruburent. J’espère y trouver la controversée Pinguicula Arvetii. A l’Arche, On m’apprend que le col est seulement atteignable à pied. Moi qui pensais que je n’aurai qu’à atteindre le col avec ma moto et explorer les environs!!!

Maintenant je me dis que j’ai bien fait de pousser jusqu’à Cuneo hier, même si l’étape était difficile et longue, cela me permet ce matin de commencer la randonnée de 5H (3h30 aller – 1h30 retour selon l’office de tourisme…) vers le col de Ruburent (C).

Je n’avais pas prévu de faire une marche mais j’ai heureusement de l’eau, trois pêches, une tomate et des biscuits secs, ça ira! En route!

 

Le col de Ruburent

lac de  l'Orrenaye
lac de l'Orrenaye

 

 

Belle marche bien pentue au départ histoire de chauffer les jambes. Les paysages me rappellent le parc des Abruzzes sauf que les montagnes sont bien plus hautes ici! Le col de Ruburent (2502 m) se trouve sur la frontière Italo-Française, le lac de Ruburent est en zone italienne alors que le lac de l’Orrenaye se trouve sous le col du coté Français.

 

lac de Ruburent
lac de Ruburent

 

J’atteins le col 1h40 après mon départ…j’avais un bon rythme et au final, on est loin des 3h30 prévus par l’office du tourisme, je pense qu’il s’agissait de l’aller-retour. Cela me laisse du temps pour explorer les environs. J’avais lu sur internet que Pinguicula Arvetii se trouvais au dessus du col, et effectivement il y a pas mal de point d’eau , sorte de petits marrais alpins, à l’eau ruisselante. Cela me parait idéal pour les pinguicula, je concentre mes efforts de recherche pendant plus d’une heure : Rien

J’avoue être un peu triste de ne rien trouver mais ce sont les aléas d’un tel voyage, une localité, aussi précise soit-elle n’en reste pas moins difficile à « scanner » complètement, il faut aussi parfois un peu de chance pour tomber sur les colonies de plantes.

Je discute avec un couple de Français, habitué du lieu, il me montre le lac et me font remarquer sa forme inhabituel : un gros haricot!

Je m’en vais en faire le tour, qui sais…

 

Pinguicula Arvetii…?

Sur les Bord du lac, je trouve enfin des pinguicula, en plein soleil à 2500 mètres d’altitude, elles sont magnifiques! Je m’étonne du V à l’envers présent sur les feuilles.  La population n’est pas nombreuse et seulement localisé sur la rive droite du lac de Ruburent.

 

pinguicula avec un v à l'envers
fleur de pinguicula avec un v à l'envers

 

S’agit il encore de pinguicula vulgaris (mais où est donc leptoceras…) et cette fleur plus grosse, dont le lob central est plus large , est-ce pinguicula Arvetii? Je comprends maintenant que certaine se pose la question d’en faire une espèce à part entière…

 

fleur de pinguicula arvetii
fleur de pinguicula arvetii ?

 

Autour du lac de l’Orrenaye

En redescendant je scrute les bords du lac de l’Orrenaye, je trouve encore quelques populations de pinguicula en fleur, franchement, le monde des pinguicula m’est bien trop inconnu pour l’instant pour que je puisse affirmer qui est qui mais ce qui est sûr c’est que ces plantes sont d’une beauté et d’une finesse émouvante, là haut, dans le froid et le vent, elles survivent…

Je redescends bien content d’avoir mener ma mission à bien 🙂

En route pour Nice et quelques jours sur la côte avant d’atteindre Béziers le 15 juillet pour assister au départ du tour du monde de mon ami Julien.
[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Borgata+Pattera%2FSS21&daddr=Via+Nazionale%2FSS21+to:44.425199,6.933031&hl=fr&geocode=FTg6pAIdoM1uAA%3BFbDKpQIdSkxpAA%3B&mra=mi&mrsp=2&sz=13&sll=44.407665,6.966362&sspn=0.05825,0.168056&ie=UTF8&ll=44.407665,6.966362&spn=0.05825,0.168056&t=h&output=embed 570 350]

Lac de Tavel , Lac de Côme et Cuneo

 

article original : lac de Tavel

7 juillet

Lac de Tavel au petit matin, ma tente était posé en face, caché par les arbres^^

Encore un réveil dans un endroit magnifique. Le lac de Tavel au petit matin, calme et silencieux, entre le ciel et l’eau, l’air est frais et humide et le ciel laisse présager une belle journée d’été.

Je me lave dans l’eau clair, c’est fou comme on peut se sentir vivant lorsque le corps réagit à la chaleur, au froid, au rayons de soleil qui se posent sur la peau et réchauffent, réveillent peu à peu les membres et l’esprit.

En regardant la carte hier, je me suis rendu du compte que la suite de mon périple va être de plus en plus urbanisé. Après 6 jours de camping sauvage, j’appréhende un peu de devoir dormir dans un camping bondé, ou entre deux champs sur un chemin de terre!

Lors de mon voyage en Islande, entre l’Allemagne et le Danemark, trouver où se poser pour dormir n’avait pas été toujours facile, j’espère que la suite me donnera tort!

 

Le lac de Côme

 

lac de Côme

Direction Cuneo, à quelques kilomètres du col de la Madeleine et de la France. Je passe par Milan en contournant le lac de Côme par la rive Ouest qui me semble plus touristique.  Le ciel est très changeant, petites averses et éclaircies rythment mon avancée.

 

 

En fait en partant ce matin, je ne pensais pas aller jusqu’à Cuneo, à près de 600 kilomètres du lac de Tavel. Mais chemin faisant, je ne me vois pas m’arrêter dans ces zones industrielles et autres cités dortoirs qui jalonnent le parcours.

Je pousse jusqu’à Turin et me pose finalement à quelques kilomètres de mon objectif de demain : Le col de la Madeleine ! D’après mes informations, le col de la Madeleine donne accès au col de Ruburent et j’espère y trouver Pinguicula Arvitii…

Je plante ma tente de nuit, il est 22H, j’ai fait près de 600 km, mais je dors au pied des montagnes 🙂 Vivement demain…

 

J’allais oublier : Drosera rotundifolia et Pinguicula au col de Tonale (B) !!

drosera rotundifolia

Dans une petite tourbière de quelques mètres carrés…Quelques dizaines de plantes, le milieu semble sous pression avec quelques aménagements pour une station de ski. Il faut toujours explorer les point d’eau, c’est là qu’elles se cachent les plantes carnivores 😉

 

[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Strada+Provinciale+del+Lago+di+Tovel&daddr=Via+Nazionale%2FSS42+to:46.06143,9.26617+to:Milan,+Italie+to:Cuneo,+Italia+to:Via+Nazionale%2FSS21&hl=fr&geocode=FdnuwQIdxRKnAA%3BFSbjwQIduKqhAA%3BFXbXvgId-mONAClbbPsl4j2ERzHgdGghAngGEw%3BFYG4tQIdSzOMACk9o6HLTMGGRzGQGnttVt4wpg%3BFb9RpQId5yhzACmVGuLGOGnNEjEw6FHBCvV-hQ%3BFeglpAId6ClwAA&mra=dpe&mrsp=2&sz=8&via=2&sll=45.759859,10.387573&sspn=1.820332,5.377808&ie=UTF8&t=h&ll=45.759859,10.387573&spn=1.820332,5.377808&output=embed 570 350]

 

 

km parcourus : 574.5 (!)

Km Total : 1927.8

 
 

La Marmolada, reine des Dolomites

 

article original : la Marmolada

6 Juillet

Réveil, petit déjeuné, empaquetage, j’ai mes habitudes, tout va à sa place, le sac sur la moto, je décolle à 8H. Je sors juste du bois, fait 50 mètres et je tombe sur le camping-car d’Aurèl et d’Eugénie quittés la veille!

camping dans les bois
camping dans les bois

A peine croyable on se retrouve par hasard à quelques dizaines de mètres!
Leur camion ne démarre plus, je les aide à le pousser, ouf, le moteur tourne. On prend le thé garé dans le sens de la pente (pour pouvoir partir en relâchant le frein à main et en passant la seconde vitesse), Il est bien 9h30 quand je les laisse et pars pour Agordo (B) , il faut que je me connecte afin de lire mes mails et écrire un article!

 

Chalets alpins à Caprile
Chalets alpins à Caprile

 

Je poursuis avant midi sur Alleghe (C) , Caprile (D) : magnifiques villages de montagnes, je prends quelques photos.

A Sottoguda (E) , je m’arrête pour visiter des gorges, les pinguicula accompagnent encore mes pas. La marche me met en appétit, je déguste des Parpadelle à la Bosciiola et un Strüdel au miel à l’hôtel restaurant Marmolada : délicieux.

Il fait extrêmement chaud, on est pourtant à plus de 1000 mètres mais je cuis!

appétissant non?

 

Qu’est ce que la Marmolada !?

La Marmolada est la plus haute montagne des Dolomites, elle se compose de plusieurs pics dont Punta Penia le plus haut (3 342 m), Punta Rocca (3 309 m), Punta Ombretta (3 230 m), Monte Serauta (3 069 m), et Pizzo Serauta (3 035 m).

Marmolada, j'arrive...
Marmolada, j'arrive...

Il y a affluence au lac Fedàia (D) : beaucoup de randonneurs, cyclistes, motards font une pause avant de descendre d’un coté ou de l’autre de Marmolada ou bien de tenter l’ascension!

 

La vue est superbe, il fait bien frais aussi, on est à plus de 2000 mètres.

Je ne m’attarde pas trop, j’ai encore de la route à faire pour arriver au lac de Tavel (, je vais camper là bas, ce soir si tout va bien.
Erreur de GPS à hauteur de EGNA-NEUMARKT (oui, on est bien en Italie…), je me plante de sens en prenant l’autoroute et j’arrive à Bolzano. Je passe alors par le col de Mendalo, très belle route à plus de 1350 mètres mais long…

 

Le Lac de Tavel

J’arrive au lac de Tavel (H) (1177 mètres) vers 18h00, c’est une réserve naturelle protégée, camping, feu, pèche, bref, mes activités favorites ! Tout est interdit 🙁
Qu’importe, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien, je me trouve un endroit discret pour au moins planter ma tente.

Les derniers promeneurs partent, je me retrouve seul. Je prends quelques photos d’orchidées, elles sont bien petites mais sentent très bon, c’est rare pour une orchidée botanique. Je trouve aussi des pinguicula qui ont déjà fleuri, certaines, au sol ont déjà des graines, j’en récolte.

Demain, je vais plein Ouest, la frontière française se rapproche…

[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Frazione+di+Lantrago%2FSP347&daddr=32021+Agordo+Bellune,+Italie+to:Alleghe,+Italie+to:Caprile,+Italie+to:Sottoguda,+Rocca+Pietore,+Italia+to:Gemeinde+Neumarkt,+Rathausring,+Egna,+Italien+to:Bolzano,+Italie+to:46.46864,11.2697+to:46.260594,10.947647&hl=fr&geocode=FfwqwgIdzAy4AA%3BFU02wgIdaqG3ACnLNW2YM1J4RzHgUpEVhwkHBA%3BFbMexAId6X23AClfkEidvk54RzEAU5EVhwkHBA%3BFQ6axAIdYwy3ACl1L33HuUh4RzGAGeWriQkHCg%3BFVZjxAIdnCW2ACmlCDuc20V4RzGNVFY7rBukrw%3BFQixwgIdGAOsACGjbLOpE7TJ1Q%3BFct7xQIdNU-tACk5NOUQ2p2CRzFwMJEVhwkHBA%3BFSAOxQIdRParACn_vuo5m5uCRzFAQDAThwkHEw%3BFXLhwQIdPwynAA&mra=dpe&mrsp=7&sz=10&via=7&sll=46.357354,11.449127&sspn=0.478629,1.344452&ie=UTF8&ll=46.357354,11.449127&spn=0.478629,1.344452&output=embed 570 350]

Km parcourus : 211.1

total : 1353.3

Une journée au lac de Mis

 

Article original : Le lac de Mis

5 juillet

le jour arrive sur le lac de Mis!
le jour arrive sur le lac de Mis!

5H40 – Le téléphone sonne, la régie de France Inter a eu du mal à me joindre. Il faut dire que je voulais absolument dormir au bord du lac de Mis dans le parc des Dolomites Belunésiennes et que je n’ai trouvé qu’un endroit avec du réseau sur près de trois kilomètres de berges!

Mais l’interview se passe bien, ça m’a paru court, trois minutes ça passe si vite !

écouter l’interview

la brume au matin autour des montagnes sur le lac de Mis
la brume au matin autour des montagnes sur le lac de Mis

Vers 8H, il fait beau et déjà très lourd, avant de partir vers Marmolada, je discute avec Eugénie et Aurèl rencontré la veille. Ce dernier me fait remarquer qu’une chaine de moto détendue peut casser. Du coup je cherche une clé de 24 pour essayer de la tendre moi-même.

 

Direction la ville de Mis, j’effectue le réglage moi même dans un garage auto mais en repartant, la chaine fait toujours beaucoup de bruit…heureusement, je trouve un concessionnaire Yamaha à quelques centaines de mètres!! Super sympa, le gérant me fait le réglage au poile et m’explique comment bien tendre une chaine de moto en fonction du poids supporté par la machine. Je le paye 10€, avec facture!

 

De retour au campement au bord du lac, je ne suis pas décidé à prendre la route.Il fait bon, l’herbe est verte, et la compagnie de mes nouveaux amis agréable. Je m’accorde donc une après-midi de repos, un glacier vient jusqu’à nous avec son camion et nous dégustons tous les trois de fantastiques glaces maison.

Le mont Tamer...
Le mont Tamer...

Vers 17h30, je me décide enfin à bouger. Direction AGORDO. J’y fait le plein, des courses et me trouve une planque dans les bois sur la route de la valle Agordina au pied du mont TAMER.

Comme lors de mon camping sauvage près de Paestum, un beau ballet de lucioles m’aide à m’endormir 🙂

 
[iframe http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Lago+del+Mis,+Sospirolo,+Italy&daddr=46.2026,12.02621+to:agordo+to:Frazione+di+Chiesa&hl=fr&geocode=FaaAwAIdJA-4ACk50aMlHgB5RzHwbX8IHcwr1A%3BFej-wAIdYoG3ACk3cGymcFV4RzGRiiwThwkHEw%3BFU02wgIdaqG3ACnLNW2YM1J4RzHgUpEVhwkHBA%3BFS4wwgIdDB24AA&mra=mi&mrsp=3&sz=11&via=1&sll=46.19219,12.137146&sspn=0.240038,0.672226&ie=UTF8&ll=46.19219,12.137146&spn=0.240038,0.672226&t=h&output=embed 570 350]

kilomètres parcourus : 77.6

total : 1142.2

Col de la Mauria et les Dolomites

 

Vu sur le blog Voyage

article original : Parc des Dolomites

 

4 juillet

Au réveil, le soleil est déjà haut
Au réveil, le soleil est déjà haut

Je me lève vers 7H, ciel bleu, l’air est encore frais. Un brin de toilette dans la rivière à coté, infusion à la menthe, petit gâteaux avec une pêche en guise de petit déjeuné. A 9H le soleil tape déjà fort, j’ai tout mis sur ma moto, je pars !

prêt pour le départ
prêt pour le départ

 

9H20 arrêt cappuccino et croissant à Caretto et direction Belluna (D) : à moi le parc des Dolomites Bellunéssiennes (E) !

 

Le col de la Mauria

 

Superbe route vers le col de la Mauria (B) (ce nom me fait penser au film le seigneur des anneaux, d’ailleurs les paysages montagneux ressemblent parfois à ceux de cette trilogie magique!)

 

J’arrive en haut du col à 10H30. Il y a une marche de 4 kilomètres à faire vers le mont Mirone. Sur ces flancs de montagne, l’armée italienne avait installé des canons, et elle avait construit une route pour ce faire. C’est ce parcours qui va me permettre de me dégourdir les jambes !

 

Je trouve rapidement quelques orchidées :

 

orchidée
orchidée

 

 

Et je m’arrête net devant ce talus, mon cerveau a « vu » quelques choses…

 

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

 

Et vous ? Voyez vous les pinguicula ?

C’est étonnant comme nous pouvons conditionner notre cerveau afin de reconnaître des associations de formes, de couleurs. Être à l’affût de plantes carnivores, c’est un peu comme quand on cherche des champignons (!), le regard scanne les alentours et le cerveau analyse les formes et stoppe quand il y a quelques choses dans le décors qui mérite plus d’attention.

 

pinguicula dans les talus au bord de la route
pinguicula dans les talus au bord de la route

Depuis le deuxième jour de ce voyage, j’ai trouvé des plantes carnivores quasiment partout où je me suis arrêté! Je ne m’attendais pas à un tel succès.

fleur de pinguicula leptoceras
fleur de pinguicula leptoceras ?Les trois tâches blanches sont un indice...

 

J’en trouve en fleur, même identification difficile entre vulgaris et Leptoceras. Mais outre des fleurs mauves, une vieille corolle blanchâtre, encore sur la hampe d’une pinguicula  me laisse espérer trouver des pinguicula alpina !

 

fleur de pinguicula alpina
fleur de pinguicula alpina

Je trouve finalement une seule fleur blanche mais elle suffira à mon bonheur de trouver et de pouvoir enfin identifier une plante avec certitude !

 

Arrivé au bout de la route, une superbe vue m’attend. Je discute un peu avec un couple d’italien qui me font découvrir leurs montagnes.

 

vu sur les hautes montagnes des dolomites
vu sur les hautes montagnes des dolomites

 

Arrêt à 13H45 à Lorenzago dei Cador (C) pour manger, j’en profite pour lire les mails, finir et publier un article pour le blog et discuter avec le patron du restaurant. Il me conseille d’aller à  Marmolada mais ce sera pour demain car j’ai envie de dormir sur les bords du lac de Mis (E) dans le parc des Dolomites Belunessiennes.

Les Dolomites Belunéssiennes

L’endroit est magnifique…que dire, l’eau, les montagnes, le calme…Mais je me dois de trouver un endroit où le téléphone passe car demain matin à 5H49 j’ai une interview sur France inter : un de leur journaliste m’a contacté car cet été, ils font découvrir à leurs auditeurs plusieurs voyages et voyageurs. Mon Karnivores world tour a du leur taper dans l’oeil 😉

Après avoir posé ma tente, je rencontre Eugénie et Aurèl, elle est Péruvienne, il est Français et sont en vacances pour quelques jours dans le nord de l’Italie en camping-car Citroen plus vieux que moi !

 

Eugénie, Aurèl et leur camping-car!
Eugénie, Aurèl et leur camping-car!

 

On partage le repas du soir, on discute, on refait le monde et la final de foot perdu contre l’Italie… une rencontre très sympathique:)

Demain j’irai voir s’il y a des graines de pinguicula (oui, il y en a encore sur les parois autour du lac!) à moins que les nuages ne me fassent déguerpir.

Km parcourrus : 141

total : 1064,6 km

 

 

Un tour en Autriche, le col de Nassfeld

 

Article original : Le col de Nassfeld

3 juillet

Dimanche matin, réveil vers 7h, la nuit fut fraîche malgré mon duvet spécial – 20°C. Le soleil apparaît et le ciel est bleu à 8 H:)

Après la journée prolifique d’hier, je commence à écrire des articles pour le blog, je suis en face du lac de Predil, une table de camping en bois fait de mon bureau d’un jour le plus grand et le plus beau du monde 🙂

mon bureau, en face du lac de Predil
mon bureau, en face du lac de Predil

 

Je pars pour Tarvisio (B), tout proche de la frontière autrichienne. Ma moto ne démarre plus, je dois la pousser et relâcher l’embrayage en seconde pour que le moteur se lance…à suivre

Deux cappuccini, un morceau de strüdel, quelques course et une salade de crudités plus tard, je quitte déjà Tarvisio et passe la frontière autrichienne. Je repasse en Italie au col de NASSFELD (1552 mètres d’altitude).

 

Plantes Carnivores au col de NASSFELD !

Il y a un petit lac d’altitude je vais aller y faire un tour voir s’il y a de la sphaigne et pourquoi pas des plantes carnivores mais je me réchauffe d’abord avec un énième cappuccino et un tiramisu pour changer:)

 

Zone humide au col de Nassfeld
Zone humide au col de Nassfeld

 

Le bord du lac est une zone humide, c’est bon signe, je trouve rapidement des petites plaques de sphaigne, je suis de plus en plus curieux et excité, peux être y a t’il des drosera !
Et je trouve…des pinguicula! Je poursuis mes investigations et tombent alors sur une belle colonie de drosera rotundifolia, j’en ai déjà vu pas mal, mais découvrir un nouveau spot, c’est une belle émotion:)

 

drosera rotundifolia et pinguicula
drosera rotundifolia et pinguicula

En finissant le tour du lac, je trouve même des pinguicula en fleur alors que les hampes florales des drosera sortent à peine.

 

Fleur de pinguicula vulgaris
Fleur de pinguicula vulgaris (ou leptoceras?)

 

fleur de pinguicula vue de dessus
fleur de pinguicula vu de dessus

Je m’arrête pour camper dans le lit d’une rivière près de Tolmezzo, contrairement à mon voyage en Sicile, ici l’eau ne manque pas, et les places pour faire du camping sauvage sont légions !

 

Coucher de soleil près de Tolmezzo
Coucher de soleil près de Tolmezzo

 

 

Je regarde le soleil se coucher sur cette nature sauvage, il faut que je m’hydrate plus, le soleil tape fort et je me sens proche de l’insolation, demain, je mettrais de la crème solaire^^.

 

 

Total : 923,6

distance parcourue aujourd’hui : 133,4

Udine, la Slovénie et le Lac de Predil

 

Article original : le lac de Predil

2 juillet

Réveil en pleine nuit. De grosses gouttent tombent sur ma tente (en mode moustiquaire). J’ai été trop optimiste hier soir, j’aurais du mieux ranger mes affaires qui commencent à prendre l’eau le temps que je me lève et que je réalise qu’il ne s’agit pas d’une petite averse passagère..

Ma veste est sur ma moto à 20 mètres de là, j’enfile mon pantalon, je cours, ramasse tout ce qui traîne, arrache ma tente avec les piquets et jette le tout dans l’abri de bois que j’avais prévu de squatter en cas de mauvais temps. Il est minuit quinze…

La nuit fut courte…je me réveille avec le cri de oiseaux qui se sont rapprochés de mon abri. Ils font un boucan d’enfer mais le spectacle est magnifique.

Des flamands roses sont venus me réveiller
Des flamands roses sont venus me réveiller

 

Je reprends la route. Du soleil, pas mal de circulation sur la voie rapide entre VENISE et UDINE que je contourne par le Sud, direction CIVIDALE DI FRIULI (B). Ma chaîne de ma moto est déjà détendue, elle fait beaucoup de bruit…

Il est 12h15, je m’arrête dans un agrotourismo pour une soupe et du saucisson cuit du terroir.

J’en profite pour recharger la batterie de mon gros Canon !

 

Le Lac de PREDIL

Orchidée dans le massif entre la Slovénie et l'Italie
Orchidée dans le massif entre la Slovénie et l'Italie

Après le repas, je décide d’aller voir ce qui se passe en SLOVENIE. Je passe à KOBARID (C) puis direction BOVEC (D), Je me fais encore tremper par des averses orageuses, les montagnes sont magnifiques, la rivière SACO est d’un bleu turquoise fantastique (je n’ai même pas essayé de la prendre en photo…)

 

Orchidée
Orchidée

Arrêt pour aujourd’hui au lac de PREDIL (E). Le ciel est dégage mais il fait frais ! Je dois être à 1000 mètres au dessus du niveau de la mer.

Je pose ma tente et mes affaires et pars à la pêche histoire d’améliorer l’ordinaire (pain, saucisson, fromage, j’aurais du acheter des tomates…). Mais je suis aussi attentif à ce qui pousse sur le bord du lac…

Et voici mes premières PINGUICULA italiennes ! Ces petites plantes carnivores sont fidèles à leurs habitudes : parois humide, sol frais, peu de soleil direct.

Pinguicula sur les bord du lac Predil
Pinguicula sur les bord du lac Predil

Certaines ont une belle couleur rouge, je prends des photos et quelques graines. Il est trop tard pour les fleurs, l’identification de l’espèce est donc difficile.

Belles couleurs rouges...
Belles couleurs rouges...

C’est toujours la même émotion quand je trouve des plantes carnivores, un émerveillement et une joie profonde:)

Je continue mon tour du lac et finis par attraper une petite truite !

En cassant du bois pour le feu, je déchire mon pantalon, cela ne fait que deux jours que je suis sur la route et je ressemble déjà un vrai vagabond.

Je m’endors tôt, la journée a été bien remplie:)

km : 351,3

Total : 790,2