Derniers jours en NZ et dernière surprise

Je laisse drosera pygmaea derrière moi et en route pour Auckland, j’y serai ce soir si tout va bien pour présenter le van à des acheteurs potentiels. Ça sent le départ bien qu’il me reste 3-4 jours, la priorité c’est de vendre le véhicule qui appartient à mes amis et qui vivent maintenant à Brisbane.

en haut du mont Donald Mclean
en haut du mont Donald Mclean

Après la visite ( infructueuse), je prends la route vers Cornwalis, au Nord Ouest d’Auckland, je cherche un endroit où camper sans déranger ni l’être. Je finis vers 21H quasi au somment du Mont Donald Mclean (389 m).
Quel calme, quelle sérénité a à peine une heure du centre d’Auckland!

Je passe la journée du lendemain (18 janvier) à Mission bay, internet et préparation des articles futurs au programme, je profite de l’ambiance vacancière d’Auckland, il fait bon, touristes et riverains se retrouvent sur la plage, dans les parcs, déjeunent dehors. Le soir, je vais vers le Nord, je me balade un peu, arrive à Shelly beach, camping officiel, rien d’extraordinaire, il y a des hot pols (bains chaud) dans le coin, j’irai y faire un tour demain.

19 janvier, Dernier jour avec le van, le programme :
-hot pools
-ranger mes affaires
-nettoyer, aspirer l’intérieure du van
-nettoyage et polish de l’extérieur
-aller à Browns bay (un ami des propriétaires se propose de garder le van le temps de trouver un acquéreur)

En passant par les petites routes depuis Shelly Beach, je vois sur gauche, une serre et des tubes de sarracenia par centaines!
Je m’arrête et vais questionner les propriétaires du lieu…

le collectionneur n’est pas là mais la dame qui apparemment lui loue le terrain et la serre me laisse entrer…

httpv://www.youtube.com/watch?v=–lKsXm6nDQ

Je reprends la route et arrive à Browns bay, super petit quartier au Nord d’Auckland, avec une jolie plage. Je passe la soirée dans la famille de Ferdi, demain je m’envole pour l’Australie !

Au pied du Mont Ruapehu

au pied du mont Ruapehu
au pied du mont Ruapehu

 

Après les deux jours passés dans le parc Tasman, j’ai décidé de passer encore une journée et une nuit du coté de Picton. J’en profite pour faire une lessive, ranger le van, visiter la ville et manger un bout. Picton est une jolie ville !

Je me pose en fin d’après midi sur un camping le long de la côte au Nord du port. Demain, j’ai vais prendre le ferry pour Wellington et remonter en deux ou trois jours sur Auckland.  On est le 15 janvier, le 20 je décolle pour Brisbane en Australie.

16 Janvier

A 7H30 je suis dans le ferry, à 11h30, je suis sur l’île du Nord. Le temps s’est amélioré depuis que je suis passé par là il y a près de trois semaines. Je peux enfin observer les environs, le Sud de l’île du Nord est très vert, beaucoup de pâturage et de petites collines. Je m’arrête quelques heures à Wanganui où se prépare une exposition de vielles voitures et je poursuis vers le centre et le Volcan Ruapehu.

Il est déjà prêt de 20h et je voudrais encore rallier Ketethati où il y a des sources chaudes, je me verrai bien prendre un bon bain avant d’aller dormir. Mais ayant pris une mauvaise route peu avant, j’ai perdu une heure  à revenir sur mes pas et le temps que j’arrive à mon but, il sera trop tard pour la baignade.

Je décide donc de m’arrêter sur une route de terre à coté de la route principale N°4 quasiment au pied du Volcan Ruapehu. J’arrête le van, je descends et voilà ce que je trouve…

httpv://www.youtube.com/watch?v=b1gBhjmSCs8

EDIT : Une réflexion de Bruce, un passionné de plantes carnivores de Nouvelle Zélande me fait prendre conscience qu’il ne s’agit pas de drosera pymaea comme je l’ai cru au début. Dans l’excitation du moment, j’ai voulu croire avoir trouvé cette unique plante qui manquait à mon palmarès Nouveau Zélandais…Je me suis souvenu de mon hésitation première en voyant la plante, je n’ai pas pensé à drosera pygmaea mais n’ayant pas d’autre choix logique (petite taille, fleur unique de 1 cm de haut) Je me suis convaincu qu’il s’agissait bien d’elle. Mais non, C’est une forme de drosera spatulata! étonant car la veille encore, j’observais un drosera spatulata à plusieurs centaines kilomètres de là qui ressemblait effectivement à ce que je savais de cette plante : 3 à 6 cm de diamètre, hampe florale de 20 cm, nombreuses fleurs :

drosera spatulata
drosera spatulata "classique"

Erreur d’autant plus regrettable que j’ai drosera pygmaea en collection! J’ai supposé que la plante trouvé alors était une forme de drosera pygmaea alors que c’en était une de drosera spatulata!

Dans la vidéo qui suit, il ne s’agit donc pas de drosera pygmaea mais bien de drosera spatulata

 

Drosera pygmaea et drosera binata

Deux espèces différentes,  à quelques mètres l’une de l’autre et dans des terrains très différents. Comme la vidéo le montre, drosera pygmaea pousse sur une route de terre, sèche, dure, caillouteuse. Drosera binata (que j’avais déjà trouvé il ya quelques jours)  quant à lui se trouve au bord d’un marécage, pas de sphaigne mais le sol est humide, spongieux, l’eau forme des petites flaques par endroit. On est a coté de la route de terre où pousse les drosera pygmés.

httpv://www.youtube.com/watch?v=IvrEShXuaOM

Surprises dans le parc abel Tasman

 

Après plusieurs jours et quelques centaines de kilomètres à rouler le long de la côte Est de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande, je me réjouis de passer une journée à crapahuter sur les pistes du parc Abel Tasman d’autant que la balade de près de 25 kilomètres va être l’objet de rencontres inespérées !

La randonnée commence dans les sous bois, la  piste longe la côte, il est 10H et il fait très lourd! Je prends une piste qui va vers l’intérieur du parc, et au bout d’une heure de montée…

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=v3uu0sTsWXM

 

Drosera auriculata ou peltata ?

fleur drosera auriculata
fleurs fanées de drosera auriculata

 

Impossible de distinguer drosera auriculata de drosera peltata si on n’est pas en mesure d’observer les fleurs ou ce qu’il en reste de ces deux espèces. En effet, seule la présence de poiles sur les sépales (« feuilles » qui protègent les pétales de la fleur) permet de reconnaitre drosera peltata. Sur la photo, la surface des sépales est glabre, il s’agit donc de drosera auriculata. Le reste de la plante, taille, cycle de croissance etc..etc..est identique en tout point chez ces deux espèces carnivores.

 

Après avoir marché plus de 6 heures, je retrouve mon van, j’ai les jambes bien fatiguées et je ne regrette pas d’avoir reporté mon départ pour l’île du Nord! Demain, je vais prendre un bateau taxi comme lors du Kepler Track, histoire d’aller un peu plus loin le long de la côte toujours dans le parc de Tasman. Mais pas de vraie randonnée au programme, plutôt une journée cool à ne rien faire si ce n’est profiter de l’endroit qui est magnifique.

 

 

Entre Dunedin et Picton

Après les pingouins aux yeux jaunes, la côte Est de l’île du sud, ne m’apparaît pas plus attrayante que cela, excepté l’intérieur des terres et pourquoi pas enfin voir le Mont Cook si le temps le permet avant de rejoindre Christchurch. Mais cela va faire encore pas mal de kilomètres…Enfin, je saurai me ménager…

D’ailleurs je stoppe déjà avant Oamaru, il y a sur une plage des boules de pierre, vestiges géologique vieux de plusieurs milliers d’années.

boules de pierre sur la plage
boules de pierre sur la plage

Et comme un bon bain vaut mieux qu’une douche, je plonge dans le lac Aviemore avant la ville d’Otematata, l’eau est d’un turquoise extravagant et relativement froide! Il fait un ciel bleu lui aussi et le soleil tape, je sieste à l’ombre dans le van…

Les plaines et les montagnes environnantes sont comme pelées, sèches, je poursuis sans encore apercevoir le Mont Cook mais  il finit par apparaître brusquement après Twizel!

Le mont Cook, enfin!
Le mont Cook, enfin!

 

La vue est fabuleuse, il est blanc et semble perforer le lac pour atteindre le ciel. Je pose le van à l’ombre des sapins, j’ai vu sur le Mont Cook, au moins tant que les nuages ne viennent pas le faire disparaître…

Le lendemain, 10 janvier, je prends la direction de ChristChurch, je suis curieux de voir cette ville qui a été touchée il y a près d’un an par un tremblement de terre et parce que j’ai appris que la semaine passé, une nouvelle secousse a eu lieu.
Je m’arrête à Lake Tekapo pour une séance de bains chauds (hot pools), il pleuviote…

J’arrive à 16H à Christchurch, la ville est amputée de son centre, il est complètement condamné.

 

Quelques touristes se promènent autour des barricades, prennent des photos des décombres laissés par le récent tremblement de terre.

 

Quelques magasins sont pourtant encore ouverts, une dame chante dans la rue, l’atmosphère est étrange.

 

 

Je repars en direction de Picton et je m’arrête pour la nuit à Motunau Beach, ou il n’y a de plage que dans le nom…

11 janvier, le soleil apparaît prêt de Gore. Je m’y arrête, il y a une superbe plage, pas trop de monde, quelques surfeurs…

 

 

Je discute avec deux allemandes, Tasman Parc est immanquable apparemment et vu qu’il me reste moins de 10 jours et que visiter l’île du Nord m’en demanderai le double, je décide de passer encore 2-3 jours sur l’île du Sud avant de rallier Auckland relativement rapidement ensuite.
En plus il fait beau ce qui n’est pas sur plus au Nord…

A partir de Kaikura, la côte est très différente de ce que j’ai vu précédemment, la mer est bleu turquoise, des roches noires, escarpées sortent de l’eau sous les rouleaux des vagues, ça sent l’océan.
J’achète une langouste pour moi tout seul, petite pause déjeuné à coté des lions de mer.

Je m’arrête vers 16H près du cape Cambel, sur un camping en bout de plage, au milieu de nulle part. J’ai encore fait trop de kilomètres aujourd’hui…

La fin de la boucle et le Tasman parc !

En route pour le Parc Tasman, encore une journée à rouler, je repasse par Neslon, la boucle est bouclée. Me revoilà sur la route que j’ai empruntée le 1 janvier dernier.

Ce matin, je me suis volontairement « perdu » sur quelques routes secondaires, pause déjeuné à Okiwi bay, il pleut, il y a du brouillard, le soleil apparaît pourtant…

J’approche du but et trouve un camping pour la nuit, j’en ai plus qu’assez de rouler, demain je marche, je vais user mes semelles sur les pistes du parc de Tasman !

Les 10 plus beaux vans vus en Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, il y des dizaines de vans transformer en camper et décoré du meilleur gout enfin pas toujours…J’ai fait une sélection des 10 plus beaux vans que j’ai croisé et que j’ai eu l’occasion de prendre en photo.Sans plus attendre, les voici :

Numero 10 : van dessin animé

 

Numéro 9 : van Liane rouge

 

Numéro 8 : van dessin d’enfants

 

 

Numéro 7 : van Manga

 

 

Numéro 6 : le van poisson

 

 

Numéro 5 : le van océan

 

 

Numéro 4 : le van rebels

 

 

Numéro 3 : van fleur bleue

 

 

Numéro 2 : le van Jungle

idéal pour se camoufler

 

Numéro 1 : le van Requin

Mon préféré !

 

 

un pingouin pas comme les autres

Après l’ascension du mont Luxmore, me voilà reparti sur des routes bien moins sinueuses et escarpées que ces derniers jours. Je fonce vers Dunedin et la péninsule Otago en espérant y voir ce soir des pingouins !

des traces qui semblent etre celles d'un pingouin !
des traces qui semblent etre celles d'un pingouin !

 

Mais là, je suis encore à plus de 200 km de ma destination et en Nouvelle Zélande avec un van Toyota, cela veut dire 4 à 5 heures de route (et 10 litres de diesel au cent quand même…)

La péninsule Otago, Albatros et autres pingouins au yeux jaunes

 

La Nouvelle Zélande c’est super pour les touristes, tout est très bien indiqué, tout est organisé, tout est sous contrôle ou presque.

Aller voir une colonie d’albatros : suivez les flèches, au guichet payez 40 AUD (australian dollar) et suivez le guide.

Pour les pingouins aux yeux jaunes, c’est pareil !

Ce n’est pas que je ne veuille pas payer, je trouve même que l’ »exploitation » de ces ressources naturelles permet et de créer de la richesse et de protéger des habitats qui seraient invariablement détruits si une pression économique ou immobilière se faisait sentir mais je n’ai nullement l’envie de passer ma soirée à attendre ce que l’on veut bien me montrer…

Je suis d’autant sur qu’il y a sûrement d’autres endroits accessibles et gratuits où aller voir les pingouins revenir de leur journée de pêche (on les voit ainsi uniquement au levé du jour et une demi-heure avant le couché du soleil lorsqu’ils reviennent à l’abri pour la nuit).

Je rode avec le van,  à l’affût du moindre chemin de terre qui me conduira vers la terre promise…

Plusieurs fausses pistes se terminent en cul-de-sac, il faut dire qu’il est fréquent de ne pouvoir suivre une route car cette dernière est barrée d’un panneau « propriété privée »ou « chemin privé ».

Mais je touche finalement au but, quelques kilomètres de pistes et me voilà à une heure de marche de la plage Victoria.

Il y a même un panneau qui indique que cette plage est un lieu de vie des pingouins aux yeux jaunes ! Me voilà servit:)

Deux voitures seulement sont là, sans doute l’endroit n’est pas très connu et peut être éloigné du gros de la colonie mais je préfère tenter ma chance comme cela.

httpv://www.youtube.com/watch?v=g78ibG0bkQE

La lune et les étoiles qui sortent à cette heure où le soleil s’éteint m’accompagne sur le retour. J’ai encore la sensation du vent et des hautes herbes sur mon visage ainsi que l’excitation d’avoir aperçu ce petit animal si craintif alors que je m’endors, le van au pied de la lande qui emmène à la plage où vivent les pingouins à yeux jaunes.

Le Mont Luxmore et ses plantes carnivores

7 janvier 2012

 

Levé à 7h, je prends le bateau taxi à Te Anau comme prévu à 8h30, la journée s’annonce belle, je suis paré pour la randonnée!

À moi drosera stenopetala !

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=Olz7ydDcFKE

 

 

Pas la peine que j’en rajoute plus, j’étais vraiment content de le trouver ce drosera ! L’arrivée en haut du mont Luxmore quelques minutes après, sorte d’Everest des Fiordland, terres sauvages du Sud-Ouest de l’île du sud n’en rajoute que plus au plaisir de cette randonnée.

Un invité surprise : utricularia monanthos / dichotoma / novae-zelandiae

 

utricularia nomenthos
utricularia nomenthos

 

 

Que de noms pour cette petite plante qui passerait inaperçue si elle n’était en fleur !

 

En fait, certains disent qu’il s’agit d’une forme, d’une variation de l’espèce carnivore utricularia dichotoma tandis que d’autres la classe comme une espèce d’utriculaire à part entière…

 

 

 

Ce qui est sur c’est que utricularia dichotoma porte deux fleurs sur une hampe de plus de 15 cm de haut tandis que la plante que j’ai dans les mains bien que la fleur soit identique à dichotoma, ne fait qu’une fleur sur chaque hampe florale et que celle-ci ne dépasse pas les 5 cm !

 

Ces détails peuvent paraître anodins, mais ce qui est sur c’est qu’il s’agit bien d’une plante carnivore dont voici les petites utricules, sorte de poches à enzymes prêtes à absorber des êtres microscopiques qui peuplent les zones boueuses où se plaît cet utriculaire.

 

racines et utricule carnivore de utricularia monanthos
racines et utricule carnivore de utricularia monanthos

 

En tout cas, c’est une belle surprise, j’aime particulièrement ce genre de plantes carnivores, les utriculaires donnent toujours des fleurs exceptionnelles !

 

Retour et direction la côte Est

 

Le bateau taxi m’attend au retour, une petite pause à te Anau le temps de manger un fisch and chips (poisson frit et frites) et je repars avec mon van en direction de Dunedin que j’atteindrai demain et où un drôle d’animal m’attend…

 

 

Votre aide pour ma moto à Londres

 

Un article qui n’a rien à voir avec la Nouvelle zélande, mais ce matin j’ai reçu un mail de mon assurance. Celles et ceux qui suivent le Karnivores World Tour depuis quelques temps se souviendront aue ma moto qui a fait l’Islande; l’Italie se trouve suite à un vol en Angleterre!

N’ayant pu être réparé avant mon départ en Nouvelle Zélande, je n’ai pu la récupérer et maintenant qu’elle est prête mon assurance me demande de passer la chercher ou bien des frais de gardiennage de plus de 15€ jour seront comptés!

 

Si quelqu’un a une connexion sur Londres avec de la place dans un garage, un jardin, un espace privé (dehors ou en extérieur, qu’importe) et que cette personne est susceptible de garder ma moto jusqu’en avril-mai que je puisse venir la chercher, merci de m’écrire à jeejeeleto@hotmail.fr

 

Pause à Wanaka et direction Te Anau

Le 5 janvier, j’arrive à Wanaka, qui est une belle ville, très animée, avec pas mal de commerces, bref, on y trouve tout ce qu’il faut pour se ravitailler ! Je me balade un peu et me pose dans un vrai camping pour la première fois de puis le début du voyage, avec de vraies douches chaudes…enfin !

 

En plus ce qui est bien en camping, c’est qu’on rencontre des gens : je fais la connaissance d’Eric et d’Antonia, eux aussi en voyage pour quelques semaines en camping car, on prend l’apéro jusquà 22h30, plus le temps de cuisiner, on va dormir quand même rassasié;)

 

Je profite de cet arrêt pour trier mes photos et voici quelques fougères vues au cours de mes balades :

 

 

fougère arborescente
fougère arborescente

 

J en ai vu depuis de plus de 5 metres de haut!!

 

microsorum diversifolium
microsorum diversifolium

On peut le trouver ici aussi  : microsorum diversifolium

 

mini fougère
mini fougère très jolie, elles tapissent le sol

 

moi sous une fougère
moi sous une fougère

 

Wanaka – Te Anau : une route périlleuse

 

Le lendemain, je prends la direction de Te Anau, je pense faire le Kepler Track. Jusqu’à présent j’ai eu pas mal de chance pour trouver mes premières plantes carnivores : drosera arcturi et drosera binata. Là comme je ne veux me donner toutes les chances de trouver drosera stenopetala, j’ai écris à Bruce de l’association Néozélandaise de plantes carnivores. Il me donne plusieurs pistes à suivre dont le Kepler Track où je devrai pouvoir voir le drosera en question. Parfait !

 

Mais pour arriver à Te Anau, il y a pas mal de route à faire, plus de 200 km et pas sur autoroutes…Entre Wanaka et Queenstown, en passant par Cardona qui en fait une des routes les plus escarpées de Nouvelle Zélande, il m’arrive un pépin mécanique qui me fait craindre le pire : la casse mécanique et la fin du voyage en van ! Car arrivé en haut du col, le moteur poussé à fond en seconde (boite automatique) depuis plusieurs minutes, se met à perdre un bon litre d’un liquide visqueux une fois arrivé sur le plateau qui donne vue sur Queenstown et où je me suis arrêté quelques instants. C’est au moment de repartir que j’entends un « glou-glou » qui me fait froid dans le dos. Peut être s’agit-il d’une de mes bouteilles d’eau qui se vide à l’arrière mais il n’en est rien, c’est bien le moteur…

 

Ne voyant aucun voyant rouge allumé sur le tableau de bord, je continue ma route pas rassuré pour autant. Je teste les freins et ménage le moteur le plus possible. Se peut-il qu’un trop plein d’huile ou de liquide de frein se soit échappé suite à la forte pente et une fois de retour à plat ? En tout cas rien n’y paraît et je poursuis ma route…

 

A Te Anau, l’office du tourisme me renseigne sur la randonnée, en fait il faut de deux à trois jours pour la faire complètement : 60 km !

Oups, je n’avais pas prévu de passer 3 jours là !

 

Autre solution faire une randonnée d’un jour sur le Kepler track, en prenant un taxi bateau qui me déposerai en face de Te Anau (qui est donc au bord d’un lac), au pied du mont Luxmore ce qui me permettrai, en une journée de marche, d’arriver au sommet (1471 m) et d’en revenir !

Je ne sais si il y aura des opportunités pour trouver des drosera sur cette partie du Kepler Track mais je tente le coup (depuis la randonnée de St Arnaud, j’affectionne particulièrement ce genre de mission ;), en tout cas, je serai mieux préparé!).

 

Le rendez-vous est pris : demain matin, 8H30 pour prendre le bateau !

 

 

Côte Ouest et une nouvelle plante carnivore

 

Après ma  randonnée en terre inconnue, j’ai repris la route tranquillement vers le Sud. Pas question de refaire une marche avant quelques jours, au mieux une balade d’une heure ou deux mais pas plus, j’ai super mal au jambes !

Après un arrêt ravitaillement à Greymouth, je file vers Franz Glacier, j’espère voir le Mont Cook et ses glaciers, lui-même culmine à 3755 mètres.

Malheureusement, il pleut par averses et je ne m’étonne pas de ne pas voir les sommets environnant avec un tel temps.

Mais je n’ai pas perdu mon après midi pour autant, en « visitant » un champs, où de la sphaigne pousse un peu partout je trouve une nouvelle plante carnivore : drosera binata 

drosera binata
drosera binata dans la nature

 

Le spot est très petit, quelques mètres carrés à peine et pas plus d’une dizaine de plantes de drosera binata. Il faut dire qu’il s’agit belle et bien d’un champ utilisé pour l’élevage : il n’y a pas de vaches ce jour là mais les traces de sabot sur le sol ne laisse aucun doute, le site est régulièrement visité par des troupeaux de bovins.

les fleurs arrivent...
les fleurs arrivent...

 

Je trouve aussi drosera binata dichotoma, reconnaissable à la double fourches au bout de ses feuilles :

drosera binata dichotoma
drosera binata dichotoma

 

En tout cas, c’est encore une belle surprise, bon j’avoue que ce n’est pas la première fois ni la dernière que je m’arrête au bord de la route espérant trouver une plante intéressante. Pourtant rares sont les fois ou ces expéditions sont couronnées de succès.

exemple d'un des nombreux trou d'eau visité
exemple d'un des nombreux trou d'eau visité

 

En tout cas, je me trouve un beau coin pour passer la nuit, juste avant Gillespies Beach, qui n’est qu’un camping – parking. Je préfère les grands espaces…

le point rose et bleu qu milieu, c est le van
le point rose et bleu au milieu, c est le van

 

Le lendemain, 4 janvier, les nuages ne se sont pas levés sur le Mont Cook, tant pis, direction le sud et Haast Beach pour une partie de pêche là encore dans un coin superbe, mais je finirai par manger les provisions que j’ai acheté la veille…

A noter, une plaie majeure en Nouvelle Zélande, les Sandfly : petites mouches qui piquent et laissent des marques bien rouges qui vont vous démanger après 24H comme c’est pas permis.

Bien sur pour dormir dans le van, j’ai acheté une bombe anti-moustiques, je passe ainsi des nuits plutôt tranquilles mais en journée…Il existe bien des répulsifs mais je n’ai jamais été convaincu par ceux-ci donc, j’en ai pas pris et je le regrette amèrement ce jour là ! (d’autant que ceux spéciaux pour les Sandfly marchent plutôt bien, comme je le verrai par la suite).

Demain direction Wanaka et le Fiordland National Parc !