Cephalotus, la dernière chance

Le 17 février, je décide d’aller à Manjimup et de camper dans le parc d’Entrecasteaux près de la Donnelly River avant de rallier la côte en dessous de Margaret River qui est paraît il un des endroits les plus beau de l’Australie de l’Ouest.

En quittant la ville, j’aperçois les bureaux de la protection de la faune et de la flore. Je m’arrête et demande des informations relatives à cephalotus follicularis, je sais qu’ils disposent d’une base de données relatives à toutes les espèces animales et végétales : date et lieu des localisations.

Je tente de recevoir des infos sur les sites à cephalotus dans le coin. Bon c’est un peu comme d’aller au ministère de l’environnement et de demander où je peux voir le dahu dans les Vosges mais bon, qui ne tente rien n’a rien.

Un des fonctionnaires semble d’abord un peu sceptique quant à mes intentions mais il se laisse convaincre et va m’aider.

Personne ne semble ne jamais avoir vu cette plante dans la nature mais effectivement dans leur base de données, quelques infos pourraient me permettre de trouver cette plante.

Je ressorts de bureau avec une zone sur ma carte, la plante a été vue dans les environs de la Donnelly River, en empruntant une des pistes qui mènent au court d’eau…Hier j’avais l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin et maintenant j’ai l’impression de la chercher dans une simple botte de paille ! Je suis quand même relativement enthousiaste, il faut l’être et y croire, sinon ce n’est pas la peine de chercher et puis comme je voulais aller dans le coin…

 

Le parc National d’Entrecasteaux

 

La Donnelly River dans le parc d'Entrecasteaux

Encore une magnifique rivière, elle me rappelle la Darling river à Wilcannia. Je me mets en marche, de toute façon dans ce coin, tout est sec et seules des dépressions relativement proche du lit de la rivière peuvent avoir une humidité résiduelle assez importante pour que cephalotus puisse y pousser. Et peu après dans les herbes hautes…

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=uGWz2EGmPsg

 

 

Enfin je trouve ce cephalotus follicularis. Je ressens une joie profonde comme quand j’ai trouvé drosera stenopetala en Nouvelle Zélande! Quelle plante magnifique !

Il est très intéressant d’observer l’endroit où elle pousse : la petite vallée est à coté de la Donnelly River ce qui permet comme je le disais plus haut au sol de rester relativement humide. Je trouve d’ailleurs drosera hamiltoni et un utriculaire, le site ne dessèche donc pas complètement même en plein été.

Par contre sur les bords du trou, il y a des drosera pygmés qui ont déjà en dormance du à la chaleur et l’absence d’eau. Les plants de cephalotus qui sont le plus haut sont mal au point, il est évident que certains comme on le voit dans la vidéo ne repartiront pas.

Enfin, la végétation est extrêmement dense, sans les hampes florales impossible de voir les plantes de l’extérieur de la dépression.

 

Fin du voyage

couché de soleil à Redgate

Je passe une nuit près de Margaret River, encore un superbe couché de soleil, je grille deux poissons que j’ai attrapés vite fais avant le couché du soleil. Je vais remonter sur Perth rapidement, je dois vendre la voiture avant de partir.

Bruce, Sandie, la petite Sierra et Alain

A Perth, je suis accueilli par Bruce et Sandie, je les ai rencontrés au camping à Stirling Range, lui est anglais et a beaucoup d’humour, elle est irlandaise et a un sacré caractère ! Leur hospitalité me permet de passer encore quelques bons moments le temps de vendre ma voiture. Ce sera d’ailleurs vite fait, elle est dans un état…j’en tire à peine 300 AUD. Demain, le 21, je pars, on fête mon départ très dignement;)

Une bonne bouteille de vin français pour fêter mon départ!

22 février 2h55 du matin, aéroport de Dubaï, je rédige ce dernier article.

 

Ma traversée de Brisbane à Perth s’est achevé le 18 février, je devais initialement rentrer le 1 mars mais des changements imprévus dans l’organisation de mon entreprise Karnivores m’ont déconcentrés de mon voyage il y a quelques jours déjà. Rien de grave mais il est temps pour moi de rentrer. Et puis après avoir trouver cephalotus, j’ai senti que j’avais accompli ce que j’étais venu faire. Un peu comme lorsque j’ai fini le tour d’Islande avec ma 125😉

Mission accomplie !

 

 

Boat Harbour, Walpole et les falaises Conspicuous

Boat harbour beach

Rien! L’exploration de la côte proche du marais d’Owingup prévue la veille ne donne rien. J’étais en marche dès 6H du matin, il m’aurait définitivement fallu avoir un 4×4 pour rallier les zones à l’intérieur du parc où pourrait pousser ce cephalotus. Heureusement, les paysages sont là encore superbes, des oiseaux sauvages, encore un serpent, et je ne désespère pas, je trouve des drosera pygmés et des stylidium sur ma route, et puis, je sais qu’à coté de Walpole, il y a un spot, en avant !

près du marais Owingup

Conspicuous cliffs

J’explore les falaises de Conspicuous, me baigne à Peaceful bay, j’ai déjà marché plus de 20 km aujourd’hui. Dernière chance, Walpole je marche le long du Bibbulmun track, une piste qui relie Perth à Albany  : plus de 900 km ! Je n’en fais que quelques uns, juste une portion qui passe par une zone sauvage et protégée. En vain.

falaises Conscipucous

Je reprends la route, et me pose pour la nuit dans un parc national, caché dans les arbres. Manjimup est à 80 kilomètres, je commence à me faire une raison, j’ai vaguement l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin et puis, ne pas trouver cepahlotus n’est pas un drame, je reviendrai de toute façon…
Demain, je vais me recentrer sur le voyage et ne pas me fixer uniquement sur cette plante, mais au fond de moi j’espère bien qu’il y ait encore une bonne surprise…

Kangourou, emeu et autres animaux d’Australie

Voici les photos que certains attendent depuis quelques semaines : les animaux sauvages croisés depuis mon départ de Brisbane!

Bien sur, il a fallut sortir des sentiers battus pour les voir, un peu comme pour les plantes carnivores. Pour celles et ceux qui prennent le train en route, ces expéditions m’ont valu une belle sortie de route…la suite en image :

 

une tortue rencontrée sur la première piste que j’ai emprunté.

Des Kangourous gris (Walabies) j’en ai vu des centaines mais pas toujours facile de les approcher. Certains semblent plus habitués que d’autre à la présence humaine…

Toujours sur les pistes…c’est là que j’ai vu le plus d’animaux sauvages et bizarres, regarde ça :

 

 

Le long des routes dans l’intérieur des terres sur a côte Est, j’ai croisé pas mal d’émeux. Ma première réaction a été de penser qu’il s’agissait d’autruches échappées et devenues sauvages…mais non, les émeux sont bien une espèce originaire d’Australie, cousins des autruches africaines!

 

Sur une des plages dans le parc national à Noosa Heads, un crabe minuscule (point blanc au centre) sculpte cette magnifique oeuvre de plusieurs centaines de petites billes de sables.

Un Tiger snake! ce serpent tigre est un des plus venimeux d’Australie, sa morsure peut entrainer la mort d’un homme en moins d’une heure. J’en ai vu trois au cours de mes recherches de plantes carnivores, spécialement dans les zones humides. Celui-ci se dorait au soleil, il faisait plus d’un mètre.

 

 

Un varan qui se prélasse au soleil, j’ai pu m’en approcher suffisamment pour ne pas avoir à recadrer la photo avant de la publier 😉

 

Pour finir,  au abord du parc Stirling Range, une mère kangourou et son petit regardent comme nous autres humains le soleil se coucher…

 

à la recherche de cephalotus

Après l’Outback, une sortie de route et la traversée du « désert », me revoilà dans la course pour trouver des plantes carnivores! Et il y en a dans le coin! Mais ce n’est pas la bonne saison pour les drosera tubéreux qui sont en dormance ni pour les drosera pygmés difficiles à identifier sans leur fleur, reste Cepahlotus follicularis…

Parc national Stirling Range (A)

Un camping privé, c’est un peu plus cher que les campings gérés par les rangers des parcs nationaux (15 AUD contre 7 AUD généralement) mais quand une bonne douche chaude vous attend, la dépense est secondaire ! En plus ce camping est en plein dans un des parcs nationaux des plus beaux avec plusieurs « sommets ». Les gérants sont très sympa, amoureux de leur coin, ils organisent des sorties pour observer la faune et la flore des alentours. Je vois sur un tableau de photos prises dans le parc quelques drosera tubéreux. Malheureusement trop tard pour moi, ces plantes sont en dormance maintenant.
Au sujet des serpents, que je crains comme la peste vu que je passe mon temps dans le bush, on me rassure en m’assurant que je serais vraiment malchanceux de n’en voir ne serait-ce qu’un ! Ils ont autant peur de nous que nous en avons peur.

 

la vue depuis le mont Knoll

Le lendemain dès 6H, je fais l’ascension du Mont Knoll, la plus haute montagne des environs avec à peine plus de 1000 mètres !

À 10H je suis à Albany (B), je fais une lessive, me promène, et je me prépare à aller chercher la plante carnivore emblématique de la région : Albany pitcher plant, la plante à urnes d’Albany : Cephalotus folicularis.

Cephalotus follicularis où te cache tu?

Cephalotus folicularis est une plante carnivore qui pousse dans la région d’Albany mais aussi sur le long de la côte entre Augusta et Cheyne Beach. C’est à la fois vaste et pourtant je suis plein d’espoir on ne la trouve qu’ici et nulle part ailleurs au monde, il n’y a plus qu’à trouver des zones humides…
Je m’attends à découvrir cette petite plante en terrain relativement découvert, je dis relativement car si elle ne pousse vraisemblablement pas sous les arbres, elle se cache sous une végétation haute. Bref, je ne compte pas trop tomber sur une tourbière à sphaigne avec des cephalotus dedans.
Et la tache est plus difficile que je ne l’imaginais…En effet, toute cette partie de l’Australie n’est composée que de réserves et de parc nationaux. Des sites possibles pour trouver cette plante sont légions. Depuis la route je vois des dizaines de spots à explorer. La présence de quelques plantes dont des joncs attirent mon regard mais pas la peine de rentrer profondément dans le bush pour se rendre compte que le sol est complètement sec. Pourtant l’une de ces stations pourrait être la bonne…

Entre Albany et Mount Barker (C)

Une zone propice, au bord de la route :

 

Un drosera pygmé qui rentre en dormance

 

Plusieurs stilydium, des drosera, deux serpents, pas mal pour un début.

 

une fleur de stylidium, la plante gachette

 

La gachette de la fleur de stylidium se rabat vers le centre de la fleur lorsqu'un insecte vient la butiner!

En direction de Denmark (D), je passe par un parc national, au bord de la route, je trouve encore des drosera, impossible à identifier. A l’office de tourisme de la ville, je demande s’il y a des marécages dans le coin, des zones humides. Je me dirige alors vers l’Ouest et le marais d’Owingup (E).

Nuit au camping, demain, j’irai explorer la zone, le site est immense mais avec un peu de chance…

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La grande traversée

 

Le 10 février

Pas vraiment motivé pour prendre la route, la pause d’hier à la mine d’Iron Knob ne m’a pas suffit, je passe la matinée avec Alain, Manu et leur trois enfants, une famille en provenance de Suisse pris en flagrant délit de vadrouille au long cours la veille. On pêche tous ensemble sur la jetée.

Manu, Alain, Benoît, Plume et après la partie de pêche

Grillade de poissons frais et taboulé au menu à midi, eux aussi sont en route pour Perth mais ils ont plus de temps et sont en Australie depuis plus longtemps que moi, mes 300 à 400 kilomètres par jour sont des sauts de géants quand on a six mois devant sois.

Après le repas, je pars pour Ceduna (A), dernière grande ville avant Norseman (C), 1200 kilomètres plus loin.

Je fais le plein, l’essence va devenir de plus en plus cher passant de moins de 1,5 dollars australiens  (AUD) à près de 2 AUD dans les stations les plus reculées. Pour payer le moins cher possible, je fais le choix de remplir mon réservoir à chaque station jusqu’à ce que je sois à 600 kilomètres de la prochaine vrai ville : Norseman. Je devrais ainsi éviter de prendre de l’essence dans les endroits les plus cher ou au pire juste compléter le réservoir.

Pour aujourd’hui, cela suffit, je roule encore un peu, sort de Ceduna, les grandes plaines apparaissent, je me pose sur une colline, la vue est dégagée, seul le vent agite les herbes sèches, comme dorées par le soleil couchant.

Le 12 février, de la route et encore de la route…J’essaye de maintenir les 100 km/h  la limite officielle est à 110 mais je frôle alors une consommation de 12 litres au cent. Et puis, j’ai le temps.

 

 

Je m’arrête le long de la côte : des falaises, la mer puis vînt la « treeless plain » , la plaine sans arbres. Contrairement à ce que je pensais, cette zone n’est pas désertique mais semi aride, il y a donc de la végétation, et s’il y a peu d’humain, beaucoup d’animaux sauvages y vivent. D’ailleurs, les abords des routes sont le lieux d’un étrange cimetière : des dizaines d’animaux, principalement des kangourous s’y trouvent, les carcasses pourrissant au soleil. Corbeaux et aigles majestueux s’en repaissent et s’enfuient à mon approche, seule une odeur nauséabonde reste quelques instants dans l’habitacle de ma voiture qui elle dévore l’asphalte.

Que dire de l’immensité, pas une photo ne peut transcrire une plaine ou une forêt touchant l’horizon. Je me passe de prendre mon appareil, quelques points de vue me permettent de juger de la taille l’empire naturel qui s’offre à moi. Si j’avais un 4×4, j’irai au Nord, sur les pistes intérieurs qui mènent aux déserts arides… Mais la côte Ouest m’attend, et je passe la frontière entre l’état de l’Australie du sud et celui de l’Australie de l’Ouest à Eucla (B).

Brisbane est déjà à près de 3000 km de là, et Perth à plus de 1400 encore!

Je me pose pour la nuit juste avant d’affronter la ligne droite la plus longue d’Australie : 146,6 km sans tourner le volant !

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Le 12 Février

Norseman (C) est en bout de ligne, levé avec le soleil, j’arrive dans cette petite bourgade vers 10 H heure locale. A ma montre il est déjà 13H cela fait plus de 4h que je roule mais avec le décalage horaire, certaines journées sont plus longues que d’autres. Rien de bien intéressant, je poursuis sur Esperance (D) et y passe la nuit. Demain, j’irai en direction d’Albany, il y a pas mal de parc nationaux et quelques plantes carnivores dont cephalotus follicularis m’attendent, je l’espère…

Iron Knob, mine à ciel ouvert

Un miracle ! Je peux poursuivre avec ma voiture accidentée, à part une jante déformée et le coffre qui ne ferme plus, tout roule !

Je passe une dernière soirée avec Mickael et son voisin Gary, quelques bières au club de golf du coin, le train train habituel…

 

la ville de Broken hill

Le 7 février au matin, je quitte donc Wilcannia, en tout cas, fini pour moi les pistes non goudronnées… à Broken Hill je fais une courte pause, essence, café, le temps de quelques photos. Je reparts sans fruits ni légumes car il y a une frontière sanitaire pour protéger les cultures tel que les vignes, les vergers de fruitiers contre la mouche des fruits. Les australiens ne rigolent pas avec ça, si vous passez la frontière avec des fruits ou des légumes frais, c’est l’amende assurée !

 

Dans le lit de la riviere Yunta

Le soir je m’arrête le long de la rivière Yunta (A), près de la « ville » du même nom (une station service, un garagiste et quelques maisons). Le cours d’eau à quasiment disparu. Je fais une longue marche sur le lit de la rivière. Pas de poisson dans les flaques mais de nombreuses traces d’animaux sauvages qui viennent là s’abreuver. Je guette et reviendrai à la nuit tombée mais je n’en verrai pas.

 

Je marche sur des copeaux de chocolat (riviere Yunta)

Le lendemain, je passe par Port Augusta et me pose au bord de la mer à Fitzgerald bay (B). Il fait ciel bleu et 30 °C, je pêche et passe l’après midi à lire. Whyalla, la ville d’à coté semble être une ville industrieuse, de haut fourneaux pointent vers les cieux, je n’apprendrai que le lendemain en visitant la mine d’Iron Knob (C) qu’il s’agit d’une aciérie. En effet, il y a là une des mines des plus riche au monde en minerais de fer. Le musée à Iron Knob est très intéressant, des photos d’époque retrace les débuts de l’exploitation de ce minerais lorsque les hommes arrachaient la roche à la force de leurs bras et la transportait à cheval vers la côte.

Une visite sur site est organisée car d’autres personnes sont arrivées, en route vers la vielle mine…

 

le fond de l ancienne mine

Je file alors vers Streaky bay (D), la grande traversée vers l’état de l’Australie de l’Ouest se rapproche…
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Sortie de route…

Après 3 jours passé à Wilcannia avec Mickael, je reprends la route direction Menindee : 160 kilomètres de piste. Mais arrivé à la borne marquant les 80 km, je perds subitement le contrôle de la voiture. La route, particulièrement poussiéreuse, est glissante comme de la glace. Ma ford n’a pas de mode 4×4 ce que je regrette depuis quelques jours déjà, sentant parfois les glissades partant de l’arrière sur ce modèle à propulsion.En tout cas, cette fois ci, pas moyen de récupérer le contrôle de la machine, les embardées sont de plus en plus larges et en une ou deux secondes, le véhicule quitte complètement sa trajectoire. A 80-90 km/h la sortie de route est violente, je me retrouve à une bonne dizaine de mètres de la route, planté violemment dans la terre rouge du bush environnant.
Je sors indemne et constate les dégâts : les deux pneus droits sont sortis de leur jante, des morceaux de plastique se retrouvent épars sur les quelques dizaines de mètre de la course folle. Le moteur tourne mais je crains pour la structure du véhicule : le coffre ne ferme plus, tout le bas de caisse semble avoir pris un sérieux coup.

L’attente

Sur cette route déserte, je ne peux compter que sur le passage d’une voiture pour me tirer de là, il n’y a bien sûr pas de réseau téléphonique et je n’ai pas de connexion satellite. Je me prépare quand même à partir, je mets mes affaires dans mon sac à dos, prends les papiers du véhicule et me mets à l’ombre d’un arbre en attendant la suite.
Il faut toujours rester proche de son véhicule en cas de problème. Il est plus facile à repérer qu’un bonhomme, en train de marcher au milieu de nulle part ! d’autant que j’ai de la nourriture et de l’eau pour plusieurs jours. Le véhicule peut aussi servir d’abris s’il n’y a pas de risque d’explosion suite à l’accident. D’ailleurs, dans ma tête, je suis déjà prêt à passer la nuit là.
4 ou 5 heures plus tard, j’entends pourtant une voiture : une famille dont le père enseignant se rend à Menindee pour la rentrée prochaine, ils ont une connexion satellite dans leur 4×4 et contactent la police.Une heure plus tard, me voilà à l’arrière d’une fourgonnette : retour à Wilcannia. Les deux officiers prendront ma déposition une fois arrivé en ville. Je retourne à pied chez Mickael, bien surpris de me revoir aussitôt !
On est samedi le 4 février, demain un dépanneur ira chercher la voiture et lundi, je saurai si je continue mon voyage à pied ou en voiture…

ma Ford plantée dans le bush

De brisbane à Wilcania

Je pensais longer la cote Est depuis l’intérieur des terres puis rallier Sydney. Bien que peu attiré par les villes et les agglomérations environnantes, la capital de l’Australie a le mérite d’être entourée de parcs nationaux et les « blues montains », les montagnes bleues, me donnaient d’avance des fourmis dans les jambes. En plus suite à un échange de mail avec Stewart (Mcpherson, auteur de nombreux livres sur les plantes carnivores) j’apprends qu’il se trouve à Sidney pour quelques jours encore, raison de plus pour « descendre » jusqu’à la grande ville !

Mais voilà qu’après avoir quitté Brisbane depuis trois jours, entre grosses pluies et courtes accalmies, à conduire le jour et dormir la nuit dans la voiture, j’apprends lors d’une furtive connexion internet que les restes d’une tempête tropicale balayent la côte EST et si je continue sur Sydney, je vais avoir de la pluie plus tout du long.

A regret, j’en informe Stewart, on est le 31 janvier, je suis alors à Coonabarabran et je fonce plein Ouest !

J’ai bien pu faire quelques haltes mais à chaque fois que j’étais prêt à me poser une journée pour faire une balade dans un des parcs nationaux que j’ai traversé, les conditions météo m’en ont dissuadées.

couché de soleil sur le parc warrumbungle, juste avant la pluie!

Toowomba à  Wilcannia : vers l’Outback Australien

Une drôle de journée, froide et humide ce matin, des kilomètres de route, soleil et douceur ce soir !
J’ai réussi aujourd’hui à ne plus me reprocher de tellement rouler, de ne pas réussir à me poser, à profiter. Rouler, marcher, avancer, c’est être en vie, s’arrêter, pour moi, c’est mourir !
Il viendra peut être un jour où je saurai, j’apprendrai, je voudrai me poser, voyager différemment, pour l’instant, la route me domine, elle m’attire…

une piste au milieu du bush : l'outback australien

Après avoir dormi dans le bush la nuit du 30, je veux rallier Menidee et son parc national par les pistes. Les premier 250 kilomètres qui m’amène a Ivanhoe sont fait en plus de 3H. Mais la piste vers Minidee est fermée (un simple orage est susceptible de transformer ces routes poussiéreuses en véritable patinoire où l’on s’embourbe sur les bas coté en un rien de temps).
Je dois retourner sur l’axe principale : Wilcania
Et cette ville qui ne paye pas de mine sera pourtant ma première halte dans ce road trip jusqu’à Perth.

Pluie et surf à Noosa Heads

A deux petites heures de Brisbane, nous voilà arrivé à Noosa Heads. Pour Stéphane et Caroline, c’est l’occasion de dire adieu à leur amis, ils ont passé quelques mois à travailler et à surfer dans le coin. D’ailleurs je prends ma première leçon de surf avec Steph!

Stephane et moi, première leçon
Stephane et moi, première leçon

L’eau est bonne, il pleut souvent mais au final, il ne fait pas vraiment froid. Les trois jours que nous allons passé la vont nous donner l’occasion de nous plonger souvent dans l’eau salée même si les vagues ne sont pas à la hauteur du surfeur qu’est Stéphane. A cause de la pluie, on s’amuse moins à terre, une accalmie nous permettra quand même d’aller se balader dans le parc national  qui borde la ville.

 

dans le parc national à Noosa Heads

On commence aussi à réfléchir à la suite du voyage. La traversé jusqu’à Perth (B) soit plus de 5000 kilomètres au bas mot n’est pas une « balade » en voiture. Stephane et Caroline qui ont déjà pas mal bougés ces dernier mois ne sont pas contre prendre l’avion. Moi, le road trip me tente, me hante même dirai-je…

C’est ainsi que le 28 janvier de retour à Brisbane (A), ils me laissent la clé de la Ford Wagon qu’il  avaient acheté il y a quleques mois et qui suite à un arrangement entre amis m’appartient maintenant. Feu vert pour aller jusqu’à Perth (B), au volant du puissant V6, je quitte la côte en direction de l’Ouest, la pluie est encore là, je vais essayer de m’en éloigner !

la côte EST : arrivé à Brisbane

brisbane sous le soleil
brisbane : Grattes ciel et ciel bleu

 

Le 21 janvier dernier, je suis arrivé à Brisbane après avoir quitté la Nouvelle Zélande et ses plantes carnivores.
Caroline et Stéphane, mes amis Français avec qui on a prévu de traverser l’Australie jusqu’à Perth ne rentrent de Nouvelle Calédonie que dans quelques jours. J’ai donc quelques  un peu de temps devant moi pour me faire à l’accent Australien et finir les articles de mes aventures de ces derniers jours.
J’ai trouvé à m’hébergé à « West End », quartier populaire, très en vogue paraît il, on y trouve de tout, du magasin chinois bon marché à la boutique hésothérique en passant par de multiple cafés. Je me retrouve donc dans une sympathique colocation, grâce à Lily, que j’ai contacté via le site couchsurfing.

Brisbane et le Queensland Art Museum

Jolie ville, le temps y est pour beaucoup sans doute, soleil les deux premier jours, j’en profite et me balade dans les parcs. Le long de la Brisbane (la ville porte le nom du fleuve qui la traverse), nombreux sont les cyclistes et amateurs de courses à pieds qui parcourent la voie piétonne arrangée en jardin publique. Il y a de beaux parcs mais une fois sortie du centre et de ces grattes ciels, la ville s’étale en quartier résidentiel (2 millions d’habitants).

 

brisbane sous la pluie
Le soleil a laisser place à une pluie interminable

 

Je ne manque pas de m’aventurer au Queensland Art Gallery, j’y découvre le peintre Eugène von Guérard (1811-1901) et ces œuvres d’un réalisme étonnant.

 

 

Le japonais Yayoi Kusama n’est pas mal non plus, plus contemporain, une salle réservée aux enfants ( petits et gands;) )leur permet de s’en donner à cœur joie, du sol au plafond, en passant par les murs et le mobilier, tout ce qui peut être décoré de pastilles de couleur le sera !

oeuvre vivante de Yayoi Kusama
oeuvre vivante de Yayoi Kusama

 

 

On est le 25 janvier, j’ai retrouvé mes amis et demain, on part pour Noosa Heads, haut lieu touristique et spot immanquable pour tout amateur de surf !