Sortie de route…

Après 3 jours passé à Wilcannia avec Mickael, je reprends la route direction Menindee : 160 kilomètres de piste. Mais arrivé à la borne marquant les 80 km, je perds subitement le contrôle de la voiture. La route, particulièrement poussiéreuse, est glissante comme de la glace. Ma ford n’a pas de mode 4×4 ce que je regrette depuis quelques jours déjà, sentant parfois les glissades partant de l’arrière sur ce modèle à propulsion.En tout cas, cette fois ci, pas moyen de récupérer le contrôle de la machine, les embardées sont de plus en plus larges et en une ou deux secondes, le véhicule quitte complètement sa trajectoire. A 80-90 km/h la sortie de route est violente, je me retrouve à une bonne dizaine de mètres de la route, planté violemment dans la terre rouge du bush environnant.
Je sors indemne et constate les dégâts : les deux pneus droits sont sortis de leur jante, des morceaux de plastique se retrouvent épars sur les quelques dizaines de mètre de la course folle. Le moteur tourne mais je crains pour la structure du véhicule : le coffre ne ferme plus, tout le bas de caisse semble avoir pris un sérieux coup.

L’attente

Sur cette route déserte, je ne peux compter que sur le passage d’une voiture pour me tirer de là, il n’y a bien sûr pas de réseau téléphonique et je n’ai pas de connexion satellite. Je me prépare quand même à partir, je mets mes affaires dans mon sac à dos, prends les papiers du véhicule et me mets à l’ombre d’un arbre en attendant la suite.
Il faut toujours rester proche de son véhicule en cas de problème. Il est plus facile à repérer qu’un bonhomme, en train de marcher au milieu de nulle part ! d’autant que j’ai de la nourriture et de l’eau pour plusieurs jours. Le véhicule peut aussi servir d’abris s’il n’y a pas de risque d’explosion suite à l’accident. D’ailleurs, dans ma tête, je suis déjà prêt à passer la nuit là.
4 ou 5 heures plus tard, j’entends pourtant une voiture : une famille dont le père enseignant se rend à Menindee pour la rentrée prochaine, ils ont une connexion satellite dans leur 4×4 et contactent la police.Une heure plus tard, me voilà à l’arrière d’une fourgonnette : retour à Wilcannia. Les deux officiers prendront ma déposition une fois arrivé en ville. Je retourne à pied chez Mickael, bien surpris de me revoir aussitôt !
On est samedi le 4 février, demain un dépanneur ira chercher la voiture et lundi, je saurai si je continue mon voyage à pied ou en voiture…

ma Ford plantée dans le bush

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