Départ de Colmar

 

Juillet 2010,  je partais faire le tour de l’Islande en moto 125 cm3, en voici le récit, étape par étape.

21 juillet 2010 COLMAR – HEIDELBERG

Jour du départ, je me lève tôt, peu après 6h. Le ciel est nuageux à Colmar mais j’espère le soleil sur ma route. La réalité du départ prend le pas sur l’imaginaire. La réunion de ces deux visions sera-t-elle à la hauteur de mes espérances? Départ à 9h50, après avoir réglé quelques détails dans mes serres Karnivores.

3-depart

Il fait ciel bleu. Avec les premiers kilomètres sur ma Yamaha 125 WR, un sentiment de joie et de liberté absolue me transportent. Après 1 heure sur la route, je dois m’efforcer à ne pas penser aux nombreux kilomètres qu’il me reste à faire: mon dos se fait sentir et je redoute à devoir prendre les autoroutes pour arriver à temps à HANSTHOLM (Danemark) et y prendre le ferry vers l’Islande.

Je fais une pause vers 12h00 à une quarantaine de km de FREUDENSTADT (Allemagne), j’ai fait 88 km. Par ailleurs, les paysages sont splendides, mon GPS me guide à travers les petites routes de campagnes (en mode « vélo »). Le spectacle est à la hauteur…

Presque 18h00, et tellement à raconter! Après la pause sandwich, la route se perd dans la montagne (SCHWARTZWALD), très agréable, je prends de la vitesse. Des scieries tout au long des rivières délivrent une douce odeur de bois frais.

Il fait chaud mais impossible de s’arrêter pour une sieste : entre FREUDENSTADT et HEILDELBERG rien que de la plaine sèche et des villes. J’avale les km, cela me rassure et je n’ai plus aucune crainte quant à la faisabilité d’arriver à HANSTHOLM dans les temps en prenant les petites routes. Dans un embouteillage, je discute un peu avec un couple d’allemand en moto, je les retrouve complètement par hasard dans une petite auberge où je me suis arrêté pour boire un verre. Une rencontre bien sympathique!

2-islande

Arrêt pour camping sauvage entre HIRSCHORN et LINDENFELS, au bord de la route, caché par les arbres. Repas du soir : fromage de chèvre, pain complet, tomates et une truite pêchée dans la rivière!

étape suivante : pluie et camping en Allemagne

Drosera Ascendens au Brésil

Fin octobre 2007, départ pour près de 3 mois. De Rio de Janeiro à Santiago du Chili en passant par Montevideo et Buenos Aeres.

La ville de Rio de Janeiro : il faut s’élever sur les collines environnantes pour échapper aux brouillard de pollution qui enveloppe la ville par temps chaud.

rio de Janeiro

Symbole de la ville, le Christ :

christ

-Santa Barbara petite ville (200 000 habitants quand même) à une heure de route de Belo Horizonte, soirée bien arrosée dans un troquet de quartier, le lendemain, je parts pour Sao Paulo, la géante…

soirée à santa barbara

église à Sao Paulo, près du quartier des affaires
église à Sao Paulo, près du quartier des affaires

En ballade avec Rodrigo, 5 jours à visiter la région, et à parler Français!

Alain et Rodrigo

L’îlo do Mel se trouve sur mon chemin entre Curitiba et Florianopolis, un monde à part, le temps ne semble plus avoir de sens…

île du miel

J’arrive après 3 jours de camping à Florianopolis, chez Iury et Cynthia. Iury est un passionné de plantes carnivores, tout comme moi!

chez Iury et Cynthia, "la plage du solitaire"

La ville de Florianopolis se trouve sur une île, certains endroits sont encore totalement sauvage, ainsi à quelques centaines de mètre des habitations, se trouvent des cascades cachées…

Cynthia et moi

En descendant de Joinville, escale à Camboriu, ville balnéaire.

Avec Iury, visite chez ses parents à Rio do Sol. Découverte de drosera ascendens, petite plante carnivore à pièges collants :

drosera ascendens
drosera ascendens

iury

Encore quelques jours de halte à Florianopolis et l’aventure continuera vers l’Uruguay et l’Argentine…

Île Maurice

Alors du rivage je me suis approché
J’ai scruté la ligne, assis seul sur le sable
Submergé, je libère ce sel qui m’accable
De ce naufrage ne reste que les pensées

sur la plage

Mais il me faudra quitter cet écueil, cette île
Et enfin finir le deuil de cette vie. Seul
Vomir ce poison, abandonner ce linceul
Et m’évader de prison, pour un autre exil

bateau

Si à l’aventure, me risquant à la nage
Dans le creux des vagues, aspiré, j’ai suffoqué
Au sommet de leurs crêtes, de joie, j’ai pleuré
A bout de force elles m’ont jeté sur la plage

6pict0094

Meurtri et inconscient, noyé d’incertitudes
Et le corps empêtré, les sables sont mouvants
L’esprit vide, le sable dévor’ mes yeux mourants
Impossible d échapper à la solitude

seule

J’ai repris la nage et j’ai fuit cette cage
L’écume bouillonnante m’a pris la raison
Les courants m’emportent vers d’autres horizons
Au loin un rivage, un tout nouveau visage

Guyane

Humeur voyageuse

la coursive

On dirait que l’hiver nous poursuit encore un peu
Le paysage est blanchi et il fait si froid
Le calme, un peu gris, a pris le dessus
C’est pas plus mal comme ça

alain nu

Je rêve déjà de mes vacances futures
Loin du travail et de mes projets horticoles
Loin de la ville, loin du temps qui passe
J’espère aller en Guyane, y retrouver ma soeur

jungle

La chaleur putride du fond de la forêt
Saura sûrement me faire regretter cet hiver
Et le contraste des papillons bleus sur la toile verte
Me rappelera que j’ai encore tout à voir, à découvrir

Le bagne sur les iles

Et si je décidais alors de ne pas rentrer
Pris dans l’élan et l’euphorie d’une nouvelle vie
poursuivre vers le Brésil, l’Argentine
Sans me retourner, sans compter le temps

la liberté

Oublier les jours, les mois, puis les années
Oublier son passé, oublier son avenir
Oublier que l’on vieillit oublier son âge
Oublier sa vie, ces buts et ces questions

ULM au dessus de l'amazonie

Et voir chaque jour le soleil se lever
Comme si cette amnésie ne pouvait plus rien changer
Comme si entre le passé et le futur
Ma vie s’était transformée en une goutte d’éternité

soleil sur la jungle