Saint Arnaud Track ou quoi emmener en randonnée ?

 

Le 2 janvier je suis allé faire une randonnée, selon les indications (panneau au départ) une monté vers un point de vue, une balade sur les crêtes et descente vers St Arnaud : 5H

 

J’en prévoi 4H plus une pour me reposer et vadrouiller un peu. Je sais d’expérience que je peux tabler sur une à deux heures de moins que ce qui est prévu pour finir une randonnée, j’ai de grandes jambes;)

Je pars à 7h du matin avec dans mon sac à dos ½ litre d’eau, une banane…

 

J’ai mis deux heures de pure grimpette pour arriver au point dit : St Arnaud Track, je suis alors déjà bien entamé physiquement, si la randonnée se poursuit sur les crêtes, cela va durer plus longtemps que je ne pensais…

 

 

 

Je continue dans le froid et le brouillard le plus complet, il n’y a plus de marques mais tous les 50 mètres, je trouve un piège posé à terre (pour tuer les rats et autres nuisibles qui mangent les œufs des oiseaux endémiques de Nouvelle Calédonie), je pense donc être sur la bonne voie.

Il est maintenant 11H, cela fait 4H que je suis parti et que je trace, ma banane, je l’ai mangé il y a longtemps, et de l’eau il m’en reste peu mais bon, il y a pas feu au lac non plus mais je décide de faire demi tour, c’est plus sur. Je suis déjà affamé et la fatigue se fait sentir.

 

Le retour sera très difficile, bien que je ne me sois jamais senti en danger car je savais exactement où j’étais et par où retrouver mon chemin, je vais encore mettre 3H30 de marche pour rejoindre le van. Entre temps, de multiples arrêts, car je suis épuisé, à bout de force, sans énergie…Je croise une fois reparti sur la bonne piste un australien qui me donner du chocolat et me permettra de finir la descente en courant !

Il me dira aussi, habitué du coin, que la Saint Arnaud Track, n’est que la monté et la descente, pas de suite sur les crêtes comme l’indique le panneau plus bas…

 

J’arrive à 14H30 au parking, vidé !

 

Comme on dit on n’est jamais trop prudent, voici une liste que je me suis faite, suite à cette expérience, des choses à emmener pour une rando que l’on ne connaît pas:

 

  • une boussole (j’avais)
  • du chocolat (j’avais pas)
  • un couteau (j’avais)
  • un habit chaud (j’avais), un kway, veste coupe vent (j’avais pas)
  • de l’eau, au moins 1 litre (j’avais pas)
  • à manger selon la durée et plus au cas où (j’avais pas)
  • une carte du site (j’avais pas)
  • prévenir quelqu’un (restaurant au parking, buvette…) de son heure de retour probable (j’ai pas fait)

 

Ok rien de très nouveau, mais là, j’avoue que sans mettre vraiment fait peur, la journée a été longue et je m’en suis voulu, d’autant qu’en regardant bien dans mon sac à dos, une fois en haut, j’ai vu que je me trimbalais mon ordinateur portable (1, 5 kg) avec moi…

 

Bref, j’ai quand même eu la chance d’avoir un peu de soleil et de pouvoir profiter de la vue que m’offrait les crêtes 🙂

 

du soleil et des belles plantes

 

lac-rotoiti-à-St-arnaud

 

Enfin du soleil, la nature est surprenante, exubérante, les fougères hautes de plusieurs mètres me plonge dans Jurassic parc, mais moi je suis à la recherche de plantes carnivores et non pas de dinosaures. Et la tâche me semble plus ardu qu’il n’y paraît. Je me sens un peu perdu en face de cette immensité, paradoxalement, il y a des tourbières et des spots avec de la sphaigne quasiment dès que la forêt s’arrête, pourtant, je sais d’emblée que ce n’est pas là qu’il faut chercher il me faut trouver des tourbières naturelles, humides, là où l’homme n’a pas ou peu eu à faire.
Il y a aussi tellement à voir, à faire que je commence à me rendre compte que 3 semaines c’est extrêmement court…d’autant qu’avec la pluie, on perd vite un jour, ou deux ! Mais je vais me calmer et profiter du voyage avant tout :

Arrêt au lac à St Arnaud, histoire de prendre le soleil, se poser calmement et ne pas rouler comme un fou à travers toute la Nouvelle Zélande en quête du Graâl !
Je passe une parte de l’après midi avec Alexandre, un Alsacien que j’ai pris en auto-stoppe puis, à la recherche d’un coin où se poser pour faire la cuisine et passer la soirée voici ce que je découvre :

httpv://www.youtube.com/watch?v=Dw3xC9GQEMM

L’année commence bien, une première espèce de plantes carnivores sur les douze que compte la Nouvelle Zélande, je suis aux anges d’autant que la tourbière est splendide, et les drosera arcturi nombreux ! Pas de graines à récolter mais le plaisir de voir l’une des deux espèces de drosera alpins de ce pays est grand !

Demain je vais faire une première randonnée, 5 heures de marche pour le St Arnaud Track, une balade, une mise en jambe qui ne va pas se passer comme prévue… à suivre…

Un van et direction le Sud de la Nouvelle Zélande

Cela fait déjà 10 jours que j’ai quitté la France, il m’a bien fallut tous ce temps pour retrouver un certain équilibre aux antipodes de cette bonne vielle Europe et que l’envie de te raconter mes aventures dépasse mon besoin de de solitude, de grands espaces, de nuits loin des parking à campeurs et autres connections internet obligatoires.

Me voici donc de retour, fraîchement douché (eau chaude s’il vous plait) et afin de rendre grâce à mes mécènes Stephane et Caroline qui me prêtent gracieusement leur van, voici une petite vidéo qui vous fera voir mes premières journées en Nouvelle Zélande !

httpv://www.youtube.com/watch?v=VlPJwFOjD-E
 

Bon avant jour 1 et jour 2, je dois dire qu’il n’a pas plu, j’étais à Hamilton pour prendre les clés du van et partir dare dare vers l’île du sud, réputée sauvage ! Mais j’ai du ronger mon frein (et en profiter pour récupérer du voyage) En faisant passé le fitness of warranty (sorte de contrôle technique local) j’ai du acheter un nouveau phare et procédez à une réparation sur le bas de caisse. Heureusement Stacey, un ami de mes amis a pu m’aider et m ‘héberger le temps nécessaire.

Prochain etape Wellington et le ferry pour l’île du Sud !