De retour d’Espagne



Dans un précédent article je vous annonçais mon départ pour l’Espagne en ce mois d’octobre, je devais tester un nouveau type d’hébergement, visiter des sites à Pinguicula et trouver le Drosophyllum lusitanicum, une plante carnivore vivant dans un milieu extrêmement  sec !!

Ce voyage a été l’occasion de découvrir l’arrière pays : le Sud de l’Espagne en dehors des marées humaines présentes lors des vacances d’été! Le beau temps a été au rendez vous tout au long du séjour, ciel bleu et de 25 à 33°C (!) selon les jours et les endroits!

Drosophyllum lusitanicum où te caches tu??

 

drosophillum poussant sur un sol pierreux

drosophyllum poussant sur un sol pierreux

Lorsque l’on part à la recherche d’une espèce végétale, il faut se préparer un minimum : On ne part pas comme cela la fleur sur l’appareil photo en espérant trouver LA plante par chance! Bon cela arrive parfois mais mieux vaut ne pas compter dessus même si j’avoue que de trouver des plantes carnivores par hasard cela a quelques choses de plus excitant!

le spot à drosophillum  maquis et chènes lièges au dessus de la carrière

le spot à drosophyllum. Au dessus, maquis et chênes lièges

Avant mon départ j’avais fais quelques recherches sur internet concernant l’habitat et la localisation de cette plante pas comme les autres. Un ami, Lionel de l’association rossolis, m’avait donné des indications précises afin de trouver le spot à Droso près d’Ubrique en Andalousie.

une plante affamée!

une plante affamée!

J’ai du m’y prendre à deux fois, le premier jours, bien qu’étant SUR le site en question, persuadé de les trouver dans les fourrés, entre les genêts, les bruyères ou peut être à l’ombre des chênes lièges, je suis passé à coté des plantes…Grosse déception ce premier jour donc! J’ai aussi douté m’être arrêté au bon endroit, mais Lionel a pu m’envoyer quelques infos et autres liens sur mon email, le soir je potasse donc tout cela et j’y retourne le lendemain…

drosophillum adulte ayant déjà fleuri

Drosophyllum adulte ayant déjà fleuri

Et oui, cette plante pousse littéralement sur la pierre! Je la trouve cette fois ci rapidement,  quelques centimètres d’un mélange de terre et de poussière de roche semble lui suffire. Il faut chaud, plus de 30°C et il au vu de la végétation alentours, il n’a pas plu depuis des semaines. Ce qui est vraiment étonnant sur le site à Drosophyllum Lusitanicum d’Ubrique, c’est que le spot ne doit faire qu’une dizaine de mètres carrés. La présence des plantes s’arrête au contour de la carrière, j’ai cherché pendant près de deux heures des plantes en dehors de cette zone, sans succès.

le site à Drosophillum près d'Ubrique

le site à Drosophyllum près d'Ubrique

En partant du site, j’étais super content d’avoir pu observer le Drosophyllum in vivo, mais cette rencontre me laisse un peu sur ma faim, qu’en est il des autres sites à Droso, sont-ils aussi pierreux? en plein soleil?

En se baladant les jours suivant à divers endroits de la zone de présence de cette plante carnivore, j’ai vu beaucoup de terrain susceptible de l’accueillir mais je n’ai pas trouvé de plantes. Une certaine frustration propre au chasseur de plantes que je suis m’accompagne sur le chemin du retour en France. Une bonne frustration! Je sais qu’il me faudra revenir pour éclaircir ces questions, j’y retournerai peut être au printemps, pour observer la floraison. Et puis j’ai récupéré quelques graines, qui je l’espère me donneront quelques plantes en souvenir de cette première rencontre 🙂

Les graines dans la cosse ouverte sont prêtes à être disséminées

Les graines dans la cosse ouverte sont prêtes à être disséminées

 

 

 

 

 

Publié le 24 octobre 2011 dans espagne, Plantes et voyages.

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9 Commentaires:

  1. Jordan:

    Très beau reportage !
    Bonne chance pour les graines !!

  2. David Byron.:

    Extraordinaire, n’est-ce pas……une carnivore qui se plait dans des conditions quasiment desertiques.! (  » S’il te plait, Papa – je peux en avoir une pour mon bac a sable ? » )
    Mais quelle chance pour ceux qui seraient ravis d’avoir une carnivore a cote des cacti, dans un coin du salon !
    Bonne chance et merci !
    Katya.

  3. Fred:

    Je me demande comment font ces plantes à l’état de jeune pousse pour résister à la sécheresse. C’est peut être la pierre juste à côté qui a protégée la plante d’une trop forte insolation à ses débuts ?..

  4. David Byron.:

    Bonjour.
    J’ai toujours considere les carnivores comme semi-aquatiques. Avec Lusitanicum – s’agit-il d’une espece jusqu’ici inconnue ?
    Tout commentaire serait apprecie !
    ( Priere d’excuser le manque d’accents – clavier anglais. ) D.

  5. Fred:

    Je me permet de répondre à David : Les Drosophyllum lusitanicum ne sont pas inconnus 🙂
    En effet ils poussent sous des conditions assez difficile à reproduire en culture et qui n’ont rien à voire avec la plupart des autres plantes carnivores qui préfèrent l’humidité. Cependant, Drosophylum lusitanicum n’est pas la seule plante qui ne pousse pas les pieds dans l’eau, il y a le »Brocchinia », le « Catopsis » (plantes épiphytes), l’Ibicela lutea qui demande de l’humidité mais pas forcément être noyée, tout comme les Népenthès. A cela s’ajoute les Paepalanthus, le Roridula et le Triphyophyllum. 🙂 ^^ entre autre …

  6. alain:

    @Jordan : la prochaine fois je ferais une vidéo^^ et les graines sont déjà plantées !

    @David Byron : Comme le dit Fred, le droso n’est pas une nouvelle plante carnivore mais c’est vrai qu’elle diffère clairement des idées reçues quant à leur culture. Cela m’a particulièrement fasciné, elle semble capable de pousser n’importe où et pourtant on ne la trouve que dans des zones bien spécifiques!

    @Fred :Je me suis posé la même question au sujet des jeunes plantes de drosphyllum. J’ai trouvé une plante de l’année qui avait germé sous un caillou :


    La nature est fragile mais trouve son chemin…

  7. David Byron.:

    Grand merci a Fred pour ces renseignements ! Je n’ai pas ete tres fute…..En effet, le Lusitanicum figure dans l’index de mon livre ( Carnivores. Ed. Belin – superbe volume ! ) Avec meme la mention: 1753.! Il suffisait d’y regarder…..
    Quand meme, interessant de savoir qu’on pourra, eventuellement, cultiver ces plantes avec moins de chances d’une catastrophe du au fait qu’on a oublie de remplir la soucoupe…..
    Une petite note, si cela peut vous interesser: je constate que mes 2 jeunes Akai Ryu sont moins rapides a la capture et donnent moins de pieges que les  » verts ». Trop jeunes, peut-etre ?
    Encore merci pour votre aide. Quel monde fascinant, que ces petites plantes agressives, technologiquement tres avancees et qui ont une vie bien a elles.
    David.

  8. alain:

    @David : Drosophyllum demande moins d’eau mais reste difficile à faire pousser, j’en ai depuis quelques années et j’ai du mal à la garder. Mon voyage c’était aussi pour mieux comprendre on verra si cela porte ces fruits!
    Pour les akai ryu, je peux pas t’aider comme cela, la croissance dépend de nombreux paramètres et la qualité génétique joue aussi un rôle. N’hésite pas à poser ta question en envoyant une photo sur la page FB KArnivores ou sur notre blog

  9. David Byron.:

    Merci a Alain !
    Un peu de patience – et on verra si les Akai Ryu vont se developper au meme rythme, et auront la meme rapidite que les Muscipulas…..
    David.

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