Photos aériennes Freiburg im Brisgau

Ca fait un bail que je n’ai plus rien posté sur mon blog voyage…Pourtant je n’ai pas arrêté de voyager 😉 retour en Islande (en avion et en voiture cette fois ci fini la Yamaha 125 !), Norvège où j’ai photographié de magnifiques aurores boréales, Brésil (encore) et de fréquents voyages en Europe…

Certains sont déjà au courant et ont pu voir les prémices de mon nouveau projet, pour les autres, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur ma nouvelle page facebook et sur ce site où je montre une partie de mon travail photographique  : www.alain-kern.com

 

Un livre de photos aériennes est en préparation, je vous laisse avec  une photo prise lors de mon dernier vol en hélicoptère 🙂

 

Photo hélicoptère par Alain Kern
Entre colmar et Freiburg, le Rhin

 

De retour sur le Blog

Cela fait déjà quelques semaines mois que je n’ai plus écris d’articles pour mes blogs perso…il faut dire que 2012 est passé à la vitesse grand V et que mes projets de voyages ont quelques peu changés.

Je devais partir avec Stewart Mcpherson dans quelques jours pour Antarctique (une expédition de 4 semaines à 12 sur un bateau au départ des îles Malouines) mais une surprise , un heureux évènement prévu pour Mars 2013, m’a fait revoir mes priorités!

En visite en aout chez ma belle famille à Belem au Brésil, j’ai quand même eut l’occasion de trouver quelques belles plantes et faire des photos :

Des tillandsia fixés sur des racines aériennes
une écorce d'arbre quelque peu rugueuse...
visite d'une pépinière d'orchidées

J’ai aussi trouver quelques utriculaires (photo ci dessus), impossible pour moi de ne pas partir à la recherche de plantes carnivores, dès que je voyais un banc de sable, des dunes et des flaques d’eau, bref, un site propice à la pousse de mes cheres plantes carnivores, j’y allais appareil photos à la main 😉 Mais je me suis aussi trouvé du temps pour me reposer 😉

 

L’année 2013 commence avec un nouveau projet, et pour celles et ceux qui veulent participer de manière active à la rédaction d’article sur le blog Karnivores, cliquez ici:  devenir rédacteur sur www.plante-carnivore.fr

Versailles et art contemporain

6 Juillet 2012

Après une nuit à Evreux, me voilà reparti vers Paris et plus précisément le château de Versailles. Je dois avouer n’être que peu intéressé par le lieu  mais plutôt par l’exposition d’art contemporain qui y trouve place tout les ans. J’ai vu à la télé il y a quelques semaines une interview et les oeuvres atypiques de l’artiste portugaise Joana Vasconcelos*, ça m’a vraiment donné envie d’aller voir sur place mais une queue de plusieurs centaines de mètres à l’entrée du château me décourage…Je suis sur le point de renoncer, n’ayant aucune envie de passer 2 heures à attendre pour entrer mais je me ravise. Je suis là, j’ai le temps (je me le prends!) Je gare ma moto et je me lance…

Finalement le temps d’attendre n’est pas si long, une fois le billet en poche, la file avance rapidement et je ne regrette évidement pas d’avoir dépassé mon envie de repartir^^.

 

Beaucoup, beaucoup de monde à l’intérieur des appartements royaux. J’avance rapidement, et me retrouve en face des oeuvres de Joana Vasconcelos…

 

Lustre noir
Magnifique lustre, il faut s'approcher tout prêt pour voir que comme le coeur rouge (photo suivante)...

 

tout en couverts en plastique
...il est fait en couverts en plastique!
des escarpins de princesse
des escarpins de princesse
blue champagne
blue champagne

 

Une visite éclaire des jardins et je reprends la route, ce soir je m’arrêterai à coté de Nancy (encore merci Cécile pour l’hébergement!), je ne serai alors plus qu’à deux bonnes heures de Colmar que je rejoindrai le lendemain. Mission accompli, ma moto est de retour en Alsace!

 

*Des infos sur l’exposition (19/06/2012 au 30/09/2012) : www.vasconcelos-versailles.com

Retrouvailles à Londres

Plus de six mois ont passé depuis que je me suis fait voler ma moto à Londres, entre temps, je suis parti en Nouvelles Zélande et en Australie à la recherche de plantes carnivores…En ce début de mois de juillet, il est plus que temps que je retourne en Angleterre récupérer ma fidèle Yamaha qui a trouvé refuge chez Andrew suite à un message passé sur mon blog.

4 juillet 2012

Départ de Colmar, 5h du matin, mon père me dépose à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, mon avion décole à 7h. Le programme est simple : récupérer la moto, visiter StoneHenge (à une bonne heure de route à l’Ouest de Londres), aller sur la côte et prendre un ferry pour la France, retour à Colmar, cela ne devrait pas prendre plus de 2-3 jours. Mais l’idée de rouler en 125 me rebute un peu, je crois que après l’Islande, la Sicile, ce retour depuis Londres sera l’étape final de mes aventures…en moto du moins!

Londres 08h00 (heure locale) : il pleut…non, il bruine, enfin il y a un bon brouillard bien épais…Londres quoi!

Le taxi m’amène chez Andrew, très sympa, on discute un peu, il me renseigne sur la route à prendre pour aller à Stonhenge et organise une visite chez un garagiste. Et oui déjà! Suite au vol, le neiman et donc les clés ont été changés et n’ayant pas pris avec moi les anciennes clés de la moto, je ne peux pas ouvrir le bouchon du réservoir, il va donc falloir le faire sauter pour mettre le nouveau. Direction le centre de Londres, embouteillage garanti. Il est déjà 12h30 quand je sors du garage, fin prêt à prendre la route, mais je mange d’abord un bout et je file plein gaz vers le mythique site de Stonehenge!

 

Stonehenge sous la pluie

Stonehenge sous la pluie
Stonehenge sous la pluie

150km à parcourir, il pleut, il fait soleil, , je suis trempé, je sèche, ça recommence, je me croirais en Islande. En plus j’ai oublié mes gants…Enfin en passant une colline j’aperçois le site de Stonhenge. Magnifique, presque au milieu des champs, si ce n’est les deux routes qui le contournent, on pourrait croire que rien n’a changé ici de puis plusieurs millier d’années : assemblage de pierres posées par l’homme il y a plus de 4000 ans…

Élément du cercle de sarsen et trilithe
Élément du cercle de sarsen et trilithe

C’est un héritage encore vivant, j’apprendrai plus tard dans la soirée que des centaines de personnes se réunissent chaque année aux solstices pour observer les rayons du soleil passer entre les menhirs placés là à cet effet.

De nos jours les archéologues ne savent toujours pas quel était le rôle et la signification exacte de cet ouvrage : était-ce un monument funéraire, un temple ou un observatoire astronomique ?

Quoi qu’il en soit, je ne m’attarde pas, il pleut, je prends tant bien que mal quelques photos et je repars…Pas bien loin, en sortant du parking, je m’aperçois que j’ai un pneu de crevé.

Je pousse la moto sur quelques centaines de mètres, mais le premier village est loin, je sonne à la porte de la première habitation que je croise.

 

Une soirée à Salisbury

Je suis accueilli par une famille du coin, on prend le thé à l’anglaise (avec un nuage de lait!) et on regarde le tournoi de Wimbeldon à la télé en attendant le dépanneur. Moment très sympa et comme ça dure un peu, on dine en famille. Je les quitte à la nuit tombante, un camion est enfin venu chercher la moto. On me dépose dans la jolie ville de Salisbury, demain, ma Yamaha ira chez un garagiste moto, il faut changer la chambre à air.

 

5 juillet

une rue à Salisbury
une rue à Salisbury

Après une bonne nuit à l’hôtel Cathédral, je récupère ma moto réparée et je décide de rester encore un peu dans cette ville pour prendre quelques photos et visiter la cathédrale dont le clocher est le plus haut de Royaume unis.

cathedrale de Salisbury
cathédrale de Salisbury
la nef de la cathédrale sainte Marie
la nef de la cathédrale sainte Marie

Il est 13h quand je reprends la route en direction du Sud et de la côte. Playmouth est annoncé, je décide d’y aller et de prendre là le premier ferry pour la France, on verra bien où j’arrive…Je n’ai d’ailleurs pas le temps de visiter la ville, un bateau par à 14h45 pour Caen!

Pendant la traversé, qui dure près de 6 heures, je sieste, enfin il fait beau et (presque) chaud!

Arrivé à 21h30, je roule encore jusqu’à Evreux, il est minuit passé quand je trouve un hôtel pour la nuit. Demain je vais à Versailles visiter le château et l’exposition de l’artiste Joana Vasconcelos pour l’expostion annuelle d’art contemporain dont j’ai vu quelques œuvres à la télé…

 

 

 

Cephalotus, la dernière chance

Le 17 février, je décide d’aller à Manjimup et de camper dans le parc d’Entrecasteaux près de la Donnelly River avant de rallier la côte en dessous de Margaret River qui est paraît il un des endroits les plus beau de l’Australie de l’Ouest.

En quittant la ville, j’aperçois les bureaux de la protection de la faune et de la flore. Je m’arrête et demande des informations relatives à cephalotus follicularis, je sais qu’ils disposent d’une base de données relatives à toutes les espèces animales et végétales : date et lieu des localisations.

Je tente de recevoir des infos sur les sites à cephalotus dans le coin. Bon c’est un peu comme d’aller au ministère de l’environnement et de demander où je peux voir le dahu dans les Vosges mais bon, qui ne tente rien n’a rien.

Un des fonctionnaires semble d’abord un peu sceptique quant à mes intentions mais il se laisse convaincre et va m’aider.

Personne ne semble ne jamais avoir vu cette plante dans la nature mais effectivement dans leur base de données, quelques infos pourraient me permettre de trouver cette plante.

Je ressorts de bureau avec une zone sur ma carte, la plante a été vue dans les environs de la Donnelly River, en empruntant une des pistes qui mènent au court d’eau…Hier j’avais l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin et maintenant j’ai l’impression de la chercher dans une simple botte de paille ! Je suis quand même relativement enthousiaste, il faut l’être et y croire, sinon ce n’est pas la peine de chercher et puis comme je voulais aller dans le coin…

 

Le parc National d’Entrecasteaux

 

La Donnelly River dans le parc d'Entrecasteaux

Encore une magnifique rivière, elle me rappelle la Darling river à Wilcannia. Je me mets en marche, de toute façon dans ce coin, tout est sec et seules des dépressions relativement proche du lit de la rivière peuvent avoir une humidité résiduelle assez importante pour que cephalotus puisse y pousser. Et peu après dans les herbes hautes…

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=uGWz2EGmPsg

 

 

Enfin je trouve ce cephalotus follicularis. Je ressens une joie profonde comme quand j’ai trouvé drosera stenopetala en Nouvelle Zélande! Quelle plante magnifique !

Il est très intéressant d’observer l’endroit où elle pousse : la petite vallée est à coté de la Donnelly River ce qui permet comme je le disais plus haut au sol de rester relativement humide. Je trouve d’ailleurs drosera hamiltoni et un utriculaire, le site ne dessèche donc pas complètement même en plein été.

Par contre sur les bords du trou, il y a des drosera pygmés qui ont déjà en dormance du à la chaleur et l’absence d’eau. Les plants de cephalotus qui sont le plus haut sont mal au point, il est évident que certains comme on le voit dans la vidéo ne repartiront pas.

Enfin, la végétation est extrêmement dense, sans les hampes florales impossible de voir les plantes de l’extérieur de la dépression.

 

Fin du voyage

couché de soleil à Redgate

Je passe une nuit près de Margaret River, encore un superbe couché de soleil, je grille deux poissons que j’ai attrapés vite fais avant le couché du soleil. Je vais remonter sur Perth rapidement, je dois vendre la voiture avant de partir.

Bruce, Sandie, la petite Sierra et Alain

A Perth, je suis accueilli par Bruce et Sandie, je les ai rencontrés au camping à Stirling Range, lui est anglais et a beaucoup d’humour, elle est irlandaise et a un sacré caractère ! Leur hospitalité me permet de passer encore quelques bons moments le temps de vendre ma voiture. Ce sera d’ailleurs vite fait, elle est dans un état…j’en tire à peine 300 AUD. Demain, le 21, je pars, on fête mon départ très dignement;)

Une bonne bouteille de vin français pour fêter mon départ!

22 février 2h55 du matin, aéroport de Dubaï, je rédige ce dernier article.

 

Ma traversée de Brisbane à Perth s’est achevé le 18 février, je devais initialement rentrer le 1 mars mais des changements imprévus dans l’organisation de mon entreprise Karnivores m’ont déconcentrés de mon voyage il y a quelques jours déjà. Rien de grave mais il est temps pour moi de rentrer. Et puis après avoir trouver cephalotus, j’ai senti que j’avais accompli ce que j’étais venu faire. Un peu comme lorsque j’ai fini le tour d’Islande avec ma 125😉

Mission accomplie !

 

 

Boat Harbour, Walpole et les falaises Conspicuous

Boat harbour beach

Rien! L’exploration de la côte proche du marais d’Owingup prévue la veille ne donne rien. J’étais en marche dès 6H du matin, il m’aurait définitivement fallu avoir un 4×4 pour rallier les zones à l’intérieur du parc où pourrait pousser ce cephalotus. Heureusement, les paysages sont là encore superbes, des oiseaux sauvages, encore un serpent, et je ne désespère pas, je trouve des drosera pygmés et des stylidium sur ma route, et puis, je sais qu’à coté de Walpole, il y a un spot, en avant !

près du marais Owingup

Conspicuous cliffs

J’explore les falaises de Conspicuous, me baigne à Peaceful bay, j’ai déjà marché plus de 20 km aujourd’hui. Dernière chance, Walpole je marche le long du Bibbulmun track, une piste qui relie Perth à Albany  : plus de 900 km ! Je n’en fais que quelques uns, juste une portion qui passe par une zone sauvage et protégée. En vain.

falaises Conscipucous

Je reprends la route, et me pose pour la nuit dans un parc national, caché dans les arbres. Manjimup est à 80 kilomètres, je commence à me faire une raison, j’ai vaguement l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin et puis, ne pas trouver cepahlotus n’est pas un drame, je reviendrai de toute façon…
Demain, je vais me recentrer sur le voyage et ne pas me fixer uniquement sur cette plante, mais au fond de moi j’espère bien qu’il y ait encore une bonne surprise…

Kangourou, emeu et autres animaux d’Australie

Voici les photos que certains attendent depuis quelques semaines : les animaux sauvages croisés depuis mon départ de Brisbane!

Bien sur, il a fallut sortir des sentiers battus pour les voir, un peu comme pour les plantes carnivores. Pour celles et ceux qui prennent le train en route, ces expéditions m’ont valu une belle sortie de route…la suite en image :

 

une tortue rencontrée sur la première piste que j’ai emprunté.

Des Kangourous gris (Walabies) j’en ai vu des centaines mais pas toujours facile de les approcher. Certains semblent plus habitués que d’autre à la présence humaine…

Toujours sur les pistes…c’est là que j’ai vu le plus d’animaux sauvages et bizarres, regarde ça :

 

 

Le long des routes dans l’intérieur des terres sur a côte Est, j’ai croisé pas mal d’émeux. Ma première réaction a été de penser qu’il s’agissait d’autruches échappées et devenues sauvages…mais non, les émeux sont bien une espèce originaire d’Australie, cousins des autruches africaines!

 

Sur une des plages dans le parc national à Noosa Heads, un crabe minuscule (point blanc au centre) sculpte cette magnifique oeuvre de plusieurs centaines de petites billes de sables.

Un Tiger snake! ce serpent tigre est un des plus venimeux d’Australie, sa morsure peut entrainer la mort d’un homme en moins d’une heure. J’en ai vu trois au cours de mes recherches de plantes carnivores, spécialement dans les zones humides. Celui-ci se dorait au soleil, il faisait plus d’un mètre.

 

 

Un varan qui se prélasse au soleil, j’ai pu m’en approcher suffisamment pour ne pas avoir à recadrer la photo avant de la publier 😉

 

Pour finir,  au abord du parc Stirling Range, une mère kangourou et son petit regardent comme nous autres humains le soleil se coucher…

 

à la recherche de cephalotus

Après l’Outback, une sortie de route et la traversée du « désert », me revoilà dans la course pour trouver des plantes carnivores! Et il y en a dans le coin! Mais ce n’est pas la bonne saison pour les drosera tubéreux qui sont en dormance ni pour les drosera pygmés difficiles à identifier sans leur fleur, reste Cepahlotus follicularis…

Parc national Stirling Range (A)

Un camping privé, c’est un peu plus cher que les campings gérés par les rangers des parcs nationaux (15 AUD contre 7 AUD généralement) mais quand une bonne douche chaude vous attend, la dépense est secondaire ! En plus ce camping est en plein dans un des parcs nationaux des plus beaux avec plusieurs « sommets ». Les gérants sont très sympa, amoureux de leur coin, ils organisent des sorties pour observer la faune et la flore des alentours. Je vois sur un tableau de photos prises dans le parc quelques drosera tubéreux. Malheureusement trop tard pour moi, ces plantes sont en dormance maintenant.
Au sujet des serpents, que je crains comme la peste vu que je passe mon temps dans le bush, on me rassure en m’assurant que je serais vraiment malchanceux de n’en voir ne serait-ce qu’un ! Ils ont autant peur de nous que nous en avons peur.

 

la vue depuis le mont Knoll

Le lendemain dès 6H, je fais l’ascension du Mont Knoll, la plus haute montagne des environs avec à peine plus de 1000 mètres !

À 10H je suis à Albany (B), je fais une lessive, me promène, et je me prépare à aller chercher la plante carnivore emblématique de la région : Albany pitcher plant, la plante à urnes d’Albany : Cephalotus folicularis.

Cephalotus follicularis où te cache tu?

Cephalotus folicularis est une plante carnivore qui pousse dans la région d’Albany mais aussi sur le long de la côte entre Augusta et Cheyne Beach. C’est à la fois vaste et pourtant je suis plein d’espoir on ne la trouve qu’ici et nulle part ailleurs au monde, il n’y a plus qu’à trouver des zones humides…
Je m’attends à découvrir cette petite plante en terrain relativement découvert, je dis relativement car si elle ne pousse vraisemblablement pas sous les arbres, elle se cache sous une végétation haute. Bref, je ne compte pas trop tomber sur une tourbière à sphaigne avec des cephalotus dedans.
Et la tache est plus difficile que je ne l’imaginais…En effet, toute cette partie de l’Australie n’est composée que de réserves et de parc nationaux. Des sites possibles pour trouver cette plante sont légions. Depuis la route je vois des dizaines de spots à explorer. La présence de quelques plantes dont des joncs attirent mon regard mais pas la peine de rentrer profondément dans le bush pour se rendre compte que le sol est complètement sec. Pourtant l’une de ces stations pourrait être la bonne…

Entre Albany et Mount Barker (C)

Une zone propice, au bord de la route :

 

Un drosera pygmé qui rentre en dormance

 

Plusieurs stilydium, des drosera, deux serpents, pas mal pour un début.

 

une fleur de stylidium, la plante gachette

 

La gachette de la fleur de stylidium se rabat vers le centre de la fleur lorsqu'un insecte vient la butiner!

En direction de Denmark (D), je passe par un parc national, au bord de la route, je trouve encore des drosera, impossible à identifier. A l’office de tourisme de la ville, je demande s’il y a des marécages dans le coin, des zones humides. Je me dirige alors vers l’Ouest et le marais d’Owingup (E).

Nuit au camping, demain, j’irai explorer la zone, le site est immense mais avec un peu de chance…

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La grande traversée

 

Le 10 février

Pas vraiment motivé pour prendre la route, la pause d’hier à la mine d’Iron Knob ne m’a pas suffit, je passe la matinée avec Alain, Manu et leur trois enfants, une famille en provenance de Suisse pris en flagrant délit de vadrouille au long cours la veille. On pêche tous ensemble sur la jetée.

Manu, Alain, Benoît, Plume et après la partie de pêche

Grillade de poissons frais et taboulé au menu à midi, eux aussi sont en route pour Perth mais ils ont plus de temps et sont en Australie depuis plus longtemps que moi, mes 300 à 400 kilomètres par jour sont des sauts de géants quand on a six mois devant sois.

Après le repas, je pars pour Ceduna (A), dernière grande ville avant Norseman (C), 1200 kilomètres plus loin.

Je fais le plein, l’essence va devenir de plus en plus cher passant de moins de 1,5 dollars australiens  (AUD) à près de 2 AUD dans les stations les plus reculées. Pour payer le moins cher possible, je fais le choix de remplir mon réservoir à chaque station jusqu’à ce que je sois à 600 kilomètres de la prochaine vrai ville : Norseman. Je devrais ainsi éviter de prendre de l’essence dans les endroits les plus cher ou au pire juste compléter le réservoir.

Pour aujourd’hui, cela suffit, je roule encore un peu, sort de Ceduna, les grandes plaines apparaissent, je me pose sur une colline, la vue est dégagée, seul le vent agite les herbes sèches, comme dorées par le soleil couchant.

Le 12 février, de la route et encore de la route…J’essaye de maintenir les 100 km/h  la limite officielle est à 110 mais je frôle alors une consommation de 12 litres au cent. Et puis, j’ai le temps.

 

 

Je m’arrête le long de la côte : des falaises, la mer puis vînt la « treeless plain » , la plaine sans arbres. Contrairement à ce que je pensais, cette zone n’est pas désertique mais semi aride, il y a donc de la végétation, et s’il y a peu d’humain, beaucoup d’animaux sauvages y vivent. D’ailleurs, les abords des routes sont le lieux d’un étrange cimetière : des dizaines d’animaux, principalement des kangourous s’y trouvent, les carcasses pourrissant au soleil. Corbeaux et aigles majestueux s’en repaissent et s’enfuient à mon approche, seule une odeur nauséabonde reste quelques instants dans l’habitacle de ma voiture qui elle dévore l’asphalte.

Que dire de l’immensité, pas une photo ne peut transcrire une plaine ou une forêt touchant l’horizon. Je me passe de prendre mon appareil, quelques points de vue me permettent de juger de la taille l’empire naturel qui s’offre à moi. Si j’avais un 4×4, j’irai au Nord, sur les pistes intérieurs qui mènent aux déserts arides… Mais la côte Ouest m’attend, et je passe la frontière entre l’état de l’Australie du sud et celui de l’Australie de l’Ouest à Eucla (B).

Brisbane est déjà à près de 3000 km de là, et Perth à plus de 1400 encore!

Je me pose pour la nuit juste avant d’affronter la ligne droite la plus longue d’Australie : 146,6 km sans tourner le volant !

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Le 12 Février

Norseman (C) est en bout de ligne, levé avec le soleil, j’arrive dans cette petite bourgade vers 10 H heure locale. A ma montre il est déjà 13H cela fait plus de 4h que je roule mais avec le décalage horaire, certaines journées sont plus longues que d’autres. Rien de bien intéressant, je poursuis sur Esperance (D) et y passe la nuit. Demain, j’irai en direction d’Albany, il y a pas mal de parc nationaux et quelques plantes carnivores dont cephalotus follicularis m’attendent, je l’espère…

Iron Knob, mine à ciel ouvert

Un miracle ! Je peux poursuivre avec ma voiture accidentée, à part une jante déformée et le coffre qui ne ferme plus, tout roule !

Je passe une dernière soirée avec Mickael et son voisin Gary, quelques bières au club de golf du coin, le train train habituel…

 

la ville de Broken hill

Le 7 février au matin, je quitte donc Wilcannia, en tout cas, fini pour moi les pistes non goudronnées… à Broken Hill je fais une courte pause, essence, café, le temps de quelques photos. Je reparts sans fruits ni légumes car il y a une frontière sanitaire pour protéger les cultures tel que les vignes, les vergers de fruitiers contre la mouche des fruits. Les australiens ne rigolent pas avec ça, si vous passez la frontière avec des fruits ou des légumes frais, c’est l’amende assurée !

 

Dans le lit de la riviere Yunta

Le soir je m’arrête le long de la rivière Yunta (A), près de la « ville » du même nom (une station service, un garagiste et quelques maisons). Le cours d’eau à quasiment disparu. Je fais une longue marche sur le lit de la rivière. Pas de poisson dans les flaques mais de nombreuses traces d’animaux sauvages qui viennent là s’abreuver. Je guette et reviendrai à la nuit tombée mais je n’en verrai pas.

 

Je marche sur des copeaux de chocolat (riviere Yunta)

Le lendemain, je passe par Port Augusta et me pose au bord de la mer à Fitzgerald bay (B). Il fait ciel bleu et 30 °C, je pêche et passe l’après midi à lire. Whyalla, la ville d’à coté semble être une ville industrieuse, de haut fourneaux pointent vers les cieux, je n’apprendrai que le lendemain en visitant la mine d’Iron Knob (C) qu’il s’agit d’une aciérie. En effet, il y a là une des mines des plus riche au monde en minerais de fer. Le musée à Iron Knob est très intéressant, des photos d’époque retrace les débuts de l’exploitation de ce minerais lorsque les hommes arrachaient la roche à la force de leurs bras et la transportait à cheval vers la côte.

Une visite sur site est organisée car d’autres personnes sont arrivées, en route vers la vielle mine…

 

le fond de l ancienne mine

Je file alors vers Streaky bay (D), la grande traversée vers l’état de l’Australie de l’Ouest se rapproche…
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